Chaque année l’Eglise catholique célèbre une Journée mondiale de prière pour les migrants et les réfugiés (JMMR). A cette occasion, écrit Mgr Jean-Marie Lovey, évêque de Sion, le pape François nous demande de partager sa profonde préoccupation pour tous les habitants des "périphéries existentielles".
Depuis 2018, cette journée se déroule le dernier dimanche de septembre. Au nom des évêques suisses, Mgr Jean-Marie Lovey, en charge de la migration au sein de la Conférence des évêques suisses (CES), s'associe au message du pape François: "Celui qui a faim, qui a soif, l’étranger, celui qui n’a rien pour se vêtir, le malade, le prisonnier qui frappe aujourd’hui à notre porte, c’est Jésus lui-même qui demande qu’on le rencontre et qu’on lui vienne en aide".
"C’est Jésus lui-même qui demande qu’on lui vienne en aide".
"Il
ne s’agit pas seulement de migrants: il s’agit de notre humanité. Il s’agit de
toute la personne et de toutes les personnes, et encore il s’agit de n’exclure
personne. Il s’agit de charité, il s’agit de mettre les derniers à la première
place. Il s’agit de construire la cité de Dieu et de l’homme", insiste le
pape François.
"Si
le phénomène migratoire est un signe des temps, saurons-nous le lire à sa juste
hauteur de signification, plutôt que de pointer du doigt migrants, réfugiés,
demandeurs d’asile pour les considérer comme responsables de chaque problème
qui touche nos sociétés", souligne pour sa part Mgr Lovey.
Chacun des paragraphes du message du pape François nous amène à comprendre en finale que "ce n’est pas seulement la cause des migrants qui est en jeu, ce n’est pas seulement d’eux qu’il s’agit, mais de nous tous, du présent et de l’avenir de la famille humaine". Et Mgr Lovey d'encourager les chrétiens à s'engager "à la lumière de l’Evangile. En effet, cet Evangile du Christ nous le montre auprès des petits, des pauvres. N’auront-ils toujours droit qu’aux miettes du banquet (cf. Lc 16, 19-21) ?" Dès sa première exhortation apostolique, rappelle-t-il, "le pape François nous formulait déjà le souhait d’une ‘Eglise en sortie’ qui sache 'prendre l’initiative sans crainte, aller à la rencontre, chercher ceux qui sont loin et arriver aux croisées des chemins pour inviter les exclus' (Evangelii Gaudium, n° 24)".
Une préoccupation de l'Eglise dès 1914
Souhaitée
en 1914 par le pape Benoît XV, la date de cette célébration a d’abord été
laissée à la convenance des Conférences épiscopales. Puis en 1969, le Conseil pontifical
pour la Pastorale des Migrants était créé par le pape Paul VI. En 2004, le pape
Jean Paul II publiait l’Instruction Erga
Migrantes Caritas Christi, texte de référence pour la pastorale des
migrants.
En
septembre 2018, il a été décidé de célébrer la Journée Mondiale du Migrant et
du Réfugié le dernier dimanche de septembre.
Souci de tous les habitants des "périphéries existentielles"
Pour
cette nouvelle année, le thème de la JMMR est "Il ne s’agit pas seulement
de migrants". Avec ce thème, le pape François entend souligner que ses
appels répétés en faveur des migrants, des réfugiés, des personnes déplacées et
des victimes de la traite des êtres humains doivent être compris dans le cadre
de sa profonde préoccupation pour tous les habitants des "périphéries
existentielles". (cath.ch/ces/be)