Jérusalem: Visite du cardinal Silvestrini aux Eglises locales (110593)
Jérusalem, 11mai(APIC) Le cardinal Achille Silvestrini, préfet de la
Congrégation pour les Eglises orientales, se trouve depuis lundi à Jérusalem après une tournée qui l’a mené en Irak et en Jordanie. Le cardinal, qui
a été accueilli à la Porte de Jaffa par les représentants des Eglises catholiques de la Ville Sainte et des représentants du Ministère israélien des
affaires religieuses, participe à l’Assemblée des évêques catholiques de
Terre Sainte qui s’est ouverte mardi au Notre-Dame of Jerusalem Center.
Après une procession à travers la vieille ville de Jérusalem, le cardinal Silvestrini s’est rendu au Saint-Sépulcre, où il a exhorté les Eglises
chrétiennes à l’unité avant d’appeler les religions monothéistes à collaborer. "Jérusalem a le devoir de réconcilier les chrétiens, les juifs et les
musulmans", a-t-il lancé. Cette visite de quatre jours est considérée comme
un événement interne à l’Eglise et ne devrait pas déboucher sur des discussions politiques dans le cadre de la Commission de travail bilatérale permanente mise sur pied en juillet dernier par le Saint-Siège et l’Etat d’Israël.
Les discussions entre Israël et le Saint-Siège reprendront le 7 juin
De source catholique à Jérusalem, les discussions bilatérales entre Israël et le Saint-Siège reprendront le 7 juin prochain à Jérusalem. Un groupe de travail composé d’experts doit rédiger un projet de document qui sera
vraisemblablement soumis à la Commission bilatérale en septembre prochain.
Les discussions concernent les problèmes des lieux saints et des pèlerinages chrétiens en Israël et dans les territoires occupés (dont juridiquement
fait partie Jérusalem-Est, mais qui est mise entre parenthèses dans les
discussions), ainsi que le dossier des écoles catholiques et les privilèges
traditionnels (notamment fiscaux) dont jouissent les institutions chrétiennes de Terre Sainte.
La mise sur pied l’an dernier de cette Commission bilatérale devrait
permettre à Israël et au Saint-Siège de discuter les points encore en suspend et d’aplanir le chemin pour un éventuel établissement de relations diplomatiques. Le Vatican n’a jamais mis en discussion l’existence de l’Etat
d’Israël après sa proclamation d’indépendance en 1948 et le Saint-Siège
maintient depuis cette date un délégué apostolique à Jérusalem. Mais les
"perplexités et les réserves" formulées dans le passé sur des problèmes
tels que le statut de Jérusalem, les droits des Palestiniens ou la question
de frontières reconnues internationalement persistent. (apic/cic/be)