Jérusalem: les évêques catholiques dénoncent la fermeture (170593)
Jérusalem, 17mai(APIC) Réunis en assemblée à Jérusalem le 13 mai, les
évêques catholiques de Terre Sainte dénoncent une nouvelle fois la fermeture de la Ville Sainte aux Palestiniens des Territoires occupés. Depuis le
1er avril, ceux-ci sont en effet soumis, pour obtenir un permis, au bon
vouloir du gouverneur militaire.
La fermeture, de la Ville Sainte aux Palestiniens des Territoires Occupés est, protestent les évêques, une atteinte aux droits de l’homme. "Jérusalem, Ville Sainte, est aussi un noeud routier et le centre socio-économique des villes et villages qui l’entourent, écrivent-ils. Du point de vue
civil, cette fermeture sépare les familles, cause le chômage, empêche l’accès aux hôpitaux et aux institutions scolaires et perturbe toute la vie
économique et sociale. Du point de vue religieux, les fidèles ne peuvent
accéder librement aux Lieux Saints. Le mouvement du clergé et des pasteurs
établis dans les Territoires occupés est également entravé."
Depuis le 2 avril, les évêques catholiques - parmi lesquels Mgr Michel
Sabbah, patriarche Latin de Jérusalem, les vicaires patriarcaux pour les
grecs melkites de Jérusalem (Mgr Lufti Laham), les Latins de Nazareth, les
syriens catholiques, les maronites de Jérusalem, ainsi que leurs confrères
de Jordanie - se sont adressés par écrit, en vue de la Semaine Sainte, aux
autorités militaires des Territoires occupés. Ils ont obtenu une réponse
téléphonique disant, précisent-ils dans un "mémoire" daté du 13 mai, que
"les gouverneurs militaires ont des ordres pour donner des permis pour ceux
qui voulaient venir prier à Jérusalem".
Les signataires protestent: "Jérusalem reste le centre civil et religieux pour tous les Palestiniens des Territoires occupés, y compris les
chrétiens. La fermeture actuelle, quelle que soient les raisons alléguées,
raisons politiques ou mesures de sécurité, fait violence à la nature même
de Jérusalem, Ville Sainte. Les croyants devraient pouvoir y accéder sans
devoir faire la queue et subir des humiliations pour obtenir un permis du
gouverneur militaire.
"Cette fermeture est une preuve que Jérusalem, vu son caractère religieux unique, doit avoir un statut unique, qui la sorte de tout conflit politique et la libère des mesures unilatérales, prises pour des raisons de sécurité." (apic/cip/cb)