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    Une génération frustrée, selon le secrétariat des écoles catholiques

    Jérusalem : les écoles des territoires occupés toujours fermées (041188)

    Jérusalem, 4novembre(APIC/Jacques Berset) Cela fait maintenant un an que

    l’Université de Bethléem, fondée en 1973 avec l’aide du Vatican dans le but

    de maintenir une élite intellectuelle chrétienne et une Eglise locale dans

    les lieux mêmes qui ont vu la naissance du Christ, a été fermée sur ordre

    des autorités militaires israéliennes. A l’heure actuelle, toutes les Universités sont fermées en Cisjordanie, ainsi que toutes les écoles, sauf les

    jardins d’enfants, et toute éducation alternative voire les devoirs à la

    maison sont strictement interdits, a révélé à l’Agence APIC un responsable

    du Secrétariat des écoles catholiques à Jérusalem. C’est toute une génération qui est ainsi frustrée d’avenir.

    Soeur Elisabeth Weidinger, du Secrétariat des écoles catholiques à Jérusalem, s’inquiète surtout pour l’avenir des plus petits, car les élèves des

    deux ou trois premières années sont incapables d’apprendre tout seuls, et

    c’est absolument interdit par les autorités d’occupation d’organiser des

    leçons à la maison, voire de donner des devoirs. L’année scolaire 87/88 a

    "plus ou moins" pu être sauvée, et des examens ont tout de même eu lieu,

    mais l’année scolaire 88/89, qui aurait dû débuter en septembre, n’a pas

    encore commencé. Toutes les classes depuis la première primaire sont fermées, sauf à Jérusalem annexée, ou les écoles sont ouvertes, mais les cours

    ne sont donnés que de 7h30 à 12h, sur ordre de la direction clandestine de

    l’"intifada".

    La situation s’est encore aggravée du fait que la Jordanie a coupé les

    liens avec les territoires occupés et que c’est le cursus scolaire jordanien qui est en vigueur à Jérusalem et en Cisjordanie. A Jérusalem, ou les

    classes se tiennent le matin - quand elles ne sont pas supprimées par les

    grèves générales à répétition - certaines des plus grandes écoles offrent

    depuis longtemps à la fois les programmes du baccalauréat anglais et jordanien.

    Plus de salaires pour les enseignants des écoles catholiques

    Cela fait plus de deux mois qu’il n’y a plus d’écoles ouvertes en Cisjordanie - et les écoles catholiques ne font pas exception -, ce qui a provoqué une crise financière sans précédent pour le Secrétariat des écoles

    catholiques, qui cherche de l’aide à l’étranger. Les salaires d’octobre ont

    été payés, mais il n’y a plus d’argent pour novembre. Comme il n’y a plus

    de cours, les parents - ceux qui n’ont pas été ruinés par les conséquences

    économiques du soulèvement palestinien - ne paient plus l’écolage. Quant

    aux résultats des dernières élections en Israël, on ne veut pas encore se

    prononcer au Secrétariat des écoles catholiques, les choses pouvant évoluer

    rapidement dans un sens ou dans l’autre. (apic/be)

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