Jérusalem : affrontements durant les célébrations pascales (130490)
Jérusalem, 13avril(APIC) En cette semaine sainte, temps où les chrétiens
célèbrent la mort et la Résurrection du Christ, Jérusalem est le théâtre
d’affrontements violents entre groupes chrétiens et juifs: actions de police devant l’église du Saint-Sépulcre, gaz lacrymogènes, occupation d’une
maison dans le quartier chrétien de la vieille ville par des militants
juifs.
Le Patriarche grec-orthodoxe Diodoros Ier a été frappé à la tête par un
activiste juif. Le Patriarche latin, lui, a été empêché par des gaz lacrymogènes de quitter l’église du Saint-Sépulcre après la liturgie du Jeudi
saint. Le maire de Jérusalem, Teddy Kollek, a fait parvenir ses regrets aux
deux chefs religieux. Quant aux communautés chrétiennes, elles craignent
que soit abrogée une convention qui a jusqu’ici garanti leur présence dans
la Ville sainte.
Les incidents ont commencé mercredi avec l’occupation de l’hospice
Saint-Jean, situé dans le quartier chrétien de Jérusalem. 150 étudiants
juifs placés sous la protection de la police israélienne ont pénétré avec
violence dans le bâtiment, qui est propriété du Patriarcat grec-orthodoxe.
Le Patriarcat l’ayant loué à un Arménien, celui-ci avait vendu le contrat
de location aux Juifs sans l’autorisation du propriétaire. L’occupation a
provoqué une manifestation de protestation du côté arabe et du côté chrétien. Des pierres ont été lancées. La police a utilisé des gaz lacrymogènes. Un moine grec a même essayé de décrocher l’étoile juive déjà accrochée
au mur. On en est venu aux mains et le Patriarche Diodoros Ier a été blessé.
Craintes chez les chrétiens de Terre sainte
Les chrétiens de Terre sainte craignent que soit abrogée une convention
qui leur permet de vivre dans leurs lieux d’établissement traditionnels et
qui garantit leur existence en tant que communauté religieuse. Dans la
vieille ville de Jérusalem il existe depuis longtemps, à côté des quartiers
musulman et juif, un quartier chrétien. Depuis l’occupation et l’annexion
de Jérusalem en 1967, le gouvernement israélien a conservé tacitement ce
"statu quo". Les chrétiens ont commencé à craindre lorsqu’un groupe de militants juifs s’est installé au milieu du quartier chrétien, à 50 mètres du
Saint-Sépulcre, qu’il a propagé des troubles et s’est livré à des provocations continuelles. Les chrétiens ont peur que leur quartier devienne un
lieu de tensions. Ils sont encore très peu à Jérusalem du fait de
l’émgration et ils ne pourront peut-être pas supporter une nouvelle vague
de violence. (apic/cic/cor)