Jérusalem: Actes de vandalisme au Saint-Sépulcre (200592)
Jérusalem, 20mai(APIC) Suite aux récents actes de vandalisme commis au
Saint-Sépulcre et qui ont provoqué l’indignation et la colère des chefs des
Eglises chrétiennes de Jérusalem, le maire de la Ville sainte, Teddy Kollek, refuse de porter la responsabilité du manque de sécurité dans les
Lieux saints. Dans une sèche réplique envoyée aux trois patriarches de la
ville et à la Custodie franciscaine, le maire israélien leur reproche de ne
pas faire mention de la collaboration positive des autorités israéliennes
pour assurer la protection des Lieux saints.
Dans leur protestation du 4 mai, les patriarches des Eglises chrétiennes
de Jérusalem exprimaient leur "indignation et leur dégoût" après un acte de
vandalisme "sans précédent dans l’histoire récente" commis au Saint-Sépulcre.
A quelques jours de la visite à Jérusalem du patriarche de l’Eglise orthodoxe russe Alexis II, un nouvel acte de profanation a été commis dans
"le plus saint des lieux saints", l’église du Saint-Sépulcre érigée au Golgotha, sur le lieu du Calvaire. Le tabernacle a été détruit et la croix
élevée sur le lieu traditionnel de la crucifixion du Christ a été pliée.
Des objets liturgiques ont en outre été détruits et une vitre de protection
placée devant une icône de la Mère de Dieu a été brisée.
Teddy Kollek a écrit aux patriarches qu’il ressentait le même dégoût
qu’eux face à ces actes. Il partage leur souci de savoir que les églises et
les Lieux saints ne sont pas protégés de manière permanente et convenable.
Dans leur plainte, les patriarches ont mis en cause la responsabilité de
l’Etat d’Israël et lui ont reproché de n’assurer qu’insuffisamment la protection des Lieux saints.
Mais la plainte ne rappelait pas que les patriarches de Jérusalem avaient été invités, après un premier attentat au Saint-Sépulcre, à étudier la
question des mesures de sécurité possibles. Les Eglises n’ont montré que
peu d’intérêt pour les systèmes d’alarme et les autres mesures de sécurité,
relève Kollek. C’est pourquoi le dialogue à ce sujet a été interrompu. Dans
sa lettre, le maire de Jérusalem s’étonne que les patriarches réagissent si
vivement à propos d’un acte isolé d’un déséquilibré mental. (apic/kna/mp)