Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    A chacun de s’interroger sur sa propre fidelité

    Jean Paul II tire les leçons du schisme d’Ecône (030788)

    Rome, 3juillet(APIC/CIP) Jean Paul II a signé le samedi 2 juillet un

    "motu proprio" dans lequel il tire les leçons de la rupture avec Mgr

    Lefebvre et ses partisans. Dans ce document, le pape invite tous les

    catholiques à la réflexion et annonce l’érection d’une commission romaine

    chargée de faciliter la peine communion des fidèles de Mgr Lefebvre qui

    désirent rester unis au successeur de Pierre.

    C’est avec "une grande affliction", écrit-il, que l’Eglise "a pris acte

    des ordinations épiscopales illégitimes" du 30 juin, par lesquelles Mgr Lefebvre " a rendu vains tous les efforts consentis pour garantir à la Fraternité sacerdotale St-Pie X (...) la pleine communion avec l’Eglise. En

    fait, ajoute le pape, ces efforts, particulièrement intenses au cours des

    derniers mois, durant lesquels le siège apostolique a manifesté une

    compréhension dans les limites du possible, n’ont servi à rien. Cette

    affliction est particulièrement ressentie par le successeur de Pierre, le

    premier à qui il revient de préserver l’unité de l’Eglise, si petit que

    soit le nombre de personnes directement impliquées dans ces événements, car

    chaque personne est aimée de Dieu pour elle-même et a été rachetée par le

    sang du Christ versé sur la croix pour le salut de tous".

    "Les circonstances particulières, objectives et subjectives, dans lesquelles l’acte de l’archevêque Lefebvre a été accompli, poursuit Jean Paul

    II, offrent à tous l’occasion d’une profonde réflexion en vue d’un engagement renouvelé de fidélité au Christ et à son Eglise".

    Le pape souligne aussi que, "en soi, cet acte a été une désobéissance au

    pontife romain dans une matière gravissime et d’une importance capitale

    pour l’unité de l’Eglise".

    Une notion "incomplète et contradictoire" de la tradition

    Jean Paul II remonte ensuite à l’origine du schisme : "Les racines de

    cet acte schismatique, explique-t-il, dérivent d’une notion incomplète et

    contradictoire de la tradition. Incomplète, car elle ne tient pas suffisamment compte du caractère vivant de la tradition qui, comme l’a clairement

    enseigné le Concile Vatican II, tire ses origines des Actes des Apôtres,

    progresse dans l’Eglise sous l’assistance de l’Esprit Saint : ainsi, la

    compréhension aussi bien des choses que des paroles transmises s’accroît

    tant avec la réflexion et l’étude des croyants, lesquels la méditent dans

    leur coeur, qu’avec la profonde intelligence qu’ils éprouvent des choses

    spirituelles, qu’avec encore la prédication de ceux qui, de par la succession épiscopale, ont reçu un charisme certain de vérité.

    "Mais est surtout contradictoire une notion de la tradition qui s’oppose

    au magistère universel de l’Eglise, dont est détenteur l’évêque de Rome,

    avec le corps des évêques. On ne peut rester fidèle à la tradition en rompant le lien ecclésial avec celui auquel le Christ lui-même, dans la personne de l’Apôtre Pierre, a confié le mystère de l’unité dans son Eglise",

    écrit le pape.

    Un examen de conscience

    Face à la situation qui s’est créée, Jean Paul II éprouve le devoir de

    rendre tous les fidèles attentifs à certaines réalités évidentes. Le

    résultat auquel aboutit le mouvement de Mgr Lefebvre doit être pour eux

    l’occasion d’une "sincère réflexion sur leur propre fidélité à la tradition

    de l’Eglise, authentiquement interprétée par le magistère ecclésiastique,

    ordinaire et extraordinaire, spécialement dans les Conciles oecuméniques,

    de Nicée à Vatican II".

    De cette réflexion, ajoute le pape, "tous doivent tirer une conviction

    efficace et renouvelée de la nécessité d’améliorer encore cette fidélité,

    refusant les interprétation erronées et les applications arbitraires et

    abusives en matière doctrinale, liturgique et disciplinaire".

    Par ailleurs, il importe de prendre une conscience nouvelle "non

    seulement de la légitimité, mais aussi de la richesse que représente pour

    l’Eglise la diversité de charismes".

    Jean Paul II attire en outre l’attention des théologiens, afin qu’ils

    "se sentent interpellés" par les circonstances présentes, pour souligner

    "la continuité du Concile avec la tradition".

    Erection d’une commission romaine

    Dans un second temps, Jean Paul II lance un appel aux fidèles liés à Mgr

    Lefebvre. Ces derniers ont "le grave devoir de rester unis au vicaire du

    Christ, dans l’unité de l’Eglise catholique, et de ne pas continuer à soutenir, d’une façon ou d’une autre, ce mouvement".

    Et le pape de préciser : "Je désire manifester aussi ma volonté - en demandant que la rejoigne celle des évêques et de toutes les personnes

    chargées du ministère pastoral dans l’Eglise - de faciliter leur communion

    ecclésiale à travers les mesures nécessaires pour garantir le respect de

    leurs justes aspirations".

    Compte tenu de l’importance et de la complexité du problème posé, le pape a décidé l’institution d’une commission, chargée de collaborer avec les

    évêques, les dicastères de la curie romaine et les milieux intéressés, dans

    le but de faciliter la pleine communion ecclésiale des prêtres, séminaristes, communautés ou simples religieux ou religieuses jusqu’à maintenant

    liés à la Fraternité de Mgr Lefebvre, dans la mesure ou ceux-ci "désirent

    rester unis au successeur de Pierre dans l’Eglise catholique, en conservant

    leurs traditions spirituelles et liturgiques, à la lumière du protocole

    signé le 5 mai dernier" (entre le cardinal Ratzinger et Mgr Lefebvre). Cette commission sera présidée par un cardinal et comprendra d’autres membres

    de la curie romaine.

    En outre, écrit encore le pape, il s’agira de respecter "l’âme de tous

    ceux qui se sentent liés à la tradition liturgique latine, à travers une

    ample et généreuse application des directives déjà données par le siège

    apostolique concernant l’usage du missel romain selon l’édition typique de

    1962". (apic/cip/bd)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus