"La paix dans le monde est liée à la défense des droits de l’homme"
Rome, 10mai(APIC) Jean Paul II souhaite un renforcement rapide des moyens
juridiques pour protéger les droits des individus et des groupes. Il s’est
exprimé dans ce sens samedi dans un discours prononcé devant les représentants de "l’Association des juristes pour la paix mondiale à travers le
droit".
Le pape a indiqué que "le moment actuel de l’histoire est caractérisé
par la libération de peuples entiers de l’oppression. Mais aussi par la
malheureuse résurgence de vieilles hostilités entre certains groupes ethniques et religieux". Il a noté ensuite qu’ "il y a un besoin urgent de renforcer dans l’ordre légal, internationalement reconnu, les moyens juridiques pour protéger les droits des individus et des groupes, y compris le
droit à la liberté religieuse. Il est aussi urgent de tenir compte de l’importante contribution des croyants à la construction d’une société pacifique".
Dans le même discours, le pape a fait remarquer "que les efforts pour
obtenir une paix durable dans le monde doivent être liés à la défense patiente et persistante des droits fondamentaux de l’homme". Cela découle que
la paix est toujours le résultat de la justice. Jean Paul II a mis l’accent
sur la nécessité de respecter, dans chaque système légal, les exigences de
la vérité, en particulier la vérité sur l’homme lui-même. Il a rappelé en
outre que "toute l’histoire du droit montre que le droit perd sa stabilité
et son autorité morale...quand il cesse de chercher la vérité concernant
l’homme". Le pape a relevé à ce propos que "les conséquences tragiques du
mépris pour la vérité ont été particulièrement évidentes dans notre siècle,
dans des régimes qui ont systématiquement cherché à supprimer la vérité.
Ces régimes se sont permis de priver des peuples de leurs droits inaliénables au nom d’une justice supérieure et de sacrifier les droits d’individus
au nom du droit de l’Etat ou de ses programmes".
Jean Paul II a ajouté que de telles conséquences sont aussi visibles aujourd’hui "dans un dangereux relativisme moral qui pourrait conduire certains à considérer le bien commun de la société comme la simple somme d’intérêts particuliers. Autre avertissement fait par le pape à ses interlocuteurs: "vouloir considérer des problèmes profondément éthiques en des termes strictement personnels et que l’on résoudrait simplement par un appel à
l’opinion publique ou par la décision d’une majorité électorale". (apic/jtba)