Jean Paul II quitte Madagascar pour La Réunion (010589)
Rome,1ermai(APIC) Jean Paul II a quitté Madagascar vers 13 h (heure européenne) le 1er mai pour l’Ile de La Réunion ou il a été accueilli par Michel Rocard, premier ministre français. Avant de partir, à Antananarivo,
durant la cérémonie d’adieu à laquelle assistait le président Didier Ratsiraka, le pape a dit avoir été accueilli à Madagascar "avec une ferveur qui
traduisait une vraie communion de foi et de pensée" et il a encouragé les
fidèles devant les difficultés d’ordre moral et matériel. Le pape a
également exhorté l’Eglise locale à poursuivre le dialogue et la collaboration avec les autres chrétiens et les membres des autres religions. A la
nation entière, il a souhaité de connaître "une prospérité croissante" et
que demeure assurée "la concorde entre tous les compatriotes et le bienfait
de la paix".
Après un vol d’environ mille kilomètres, le pape est arrivé à St-Denis,
la capitale de l’Ile de la Réunion, qui se trouve à l’extrême-nord de l’île
et ou vivent 110.000 habitants (ce qui correspond à un cinquième de la population totale de l’Ile). A l’aéroport Gillot, de St-Denis, le pape a été
accueilli par Michel Rocard, chef du gouvernement français, parce que l’île
a le statut juridique de Département d’Outre-mer. En effet, le président
réunionnais est François Mitterrand. A l’aéroport, le pape a fait un bref
discours, il a prié pour que le Seigneur garde les insulaires unis "comme
les membres d’une même famille". En se référant au nom de l’Ile, il souhaitait que cette rencontre entre l’Eglise de Rome et celle de La Réunion confirme les gens dans la foi et leur donne un nouvel élan dans leur
conscience "d’artisans d’unité".
Après 16 h, le pape a rencontré les autorités de l’Ile. Il a d’abord eu
une rencontre privée avec le premier ministre français et ensuite avec les
autres autorités. Une dizaine de représentants des religions
non-chrétiennes étaient présents ainsi que Mgr Jean Margeot, président de
la Conférence épiscopale de l’Océan Indien (CEPOI), le cardinal Albert
Decourtray, président de la Conférence épiscopale française.
Dans son discours adressé au premier ministre français, le pape a
rappelé tous ceux qui ont été touchés par le cyclone Firinga au début de
l’année. Il a souhaité en s’adressant à tous les catholiques (89% de la
population totale) que sa visite soit une "prise de conscience renouvellée
de leur responsabilité personnelle de chrétiens dans l’Eglise et dans la
société". Le pape a indiqué que l’Ile a été dans le passé "un tremplin
missionnaire" pour la propagation de l’Evangile vers d’autres contrées.
"Les temps changent, la mission de l’Eglise demeure une urgence", a
déclaré Jean Paul II. Aux Réunionnais, il a demandé de remplir "le rôle
original qui leur revient" dans le dialogue Nord-Sud et dans le dialogue
entre les Iles de l’Océan indien pour l’avenir solidaire dans cette partie
du monde.
Le pape a rencontré vers 17 h. dans la cathédrale de la capitale le
clergé et d’autres responsables ecclésiaux auxquels il a parlé de la pastorale diocésaine et sur le rôle que chaque baptisé est appelé à y jouer.
Ainsi il leur a demandé d’encourager les vocations et en parlant de "l’immense chantier" offert à l’apostolat des laïcs, il a mis l’accent sur "le
domaine prioritaire" de la famille. Le pape a encouragé, en utilisant les
mots du cardinal Margeot, le couple chrétien "à fonder sa famille sur le
roc face au choc de la modernité". Il a aussi demandé de redécouvrir le
vrai visage de la paroisse qui est, selon les mots de Jean XXIII, qui est
"la fontaine du village" à laquelle tout le monde vient étancher sa soif.
Enfin il a exhorté les personnes présentes à affirmer "l’univers religieux
pluraliste", la vitalité de leur Eglise et leur identité chrétienne afin
d’être mieux à même de dialoguer avec ceux qui ne partagent pas leur foi.
Après cela il se rendra à l’épiscopat de St-Denis pour rencontrer les
évêques de la CEPOI. (apic/jt/bd)