Jean Paul II : Lourdes appartient au Christ (120288)
Rome, 12février(APIC/CIP) Le pape Jean Paul II a présidé jeudi soir 11
février, en la Basilique St-Pierre de Rome, une célébration eucharistique
en l’honneur de Notre-Dame de Lourdes, qui est vénérée depuis exactement
130 ans.
C’est en effet le 11 février 1858 que Bernadette Soubirous fut bénéficiaire de la première des dix-huit apparitions de celle qui allait se
révéler à la jeune voyante comme "l’Immaculée Conception".
A l’occasion de cet anniversaire, le pape a consacré son homélie à la
signification de l’attachement de l’Eglise à Notre-Dame de Lourdes. Tel
qu’il se manifeste à Lourdes, a-t-il dit, le rôle de Marie est de "soulager
la souffrance" et de "réconcilier les hommes avec Dieu et avec leur
prochain".
"A travers sainte Bernadette, a poursuivi le pape, Marie s’est révélée
de manière éminente comme porte-parole de la volonté du Fils." Certes, tout
ce qui s’est passé et continue de se passer à Lourdes correspond à la
volonté de la Vierge, mais Marie ne peut avoir reçu tout cela qu’au "nom de
son divin Fils". "Plus qu’à la Vierge, c’est donc au Christ qu’appartient
Lourdes", a insisté Jean Paul II.
A Lourdes, a encore dit le pape, les croyants apprennent "à connaître le
Christ à travers Marie". Il faut même dire que "les miracles de Lourdes
sont des miracles du Christ, obtenus grâce à l’intercession de Marie".
C’est pourquoi Lourdes est un lieu privilégié d’expérience chrétienne.
La souffrance portée en référence au Christ
A Lourdes, a enchaîné Jean Paul II, les pèlerins sont invités à porter
la souffrance en référence au Christ. "A Lourdes, la souffrance s’allège,
parce qu’on la partage avec le Christ." "A Lourdes, on apprend que la foi
allège la souffrance", même si cet allégement n’est pas tellement à entendre dans un sens physique : "cela est la tâche de la médecine, ou bien il
peut se produire exceptionnellement de manière miraculeuse".
"Le chrétien, a encore souligné le pape, a le devoir de se dépenser pour
alléger effectivement la douleur, afin d’obtenir pour lui-même ou pour autrui la guérison." Mais la préoccupation principale du chrétien doit être
"d’éliminer ce mal plus profond qu’est le péché". "Jouir d’une bonne santé
n’est rien si l’âme n’est pas en paix avec Dieu."
En effet, a expliqué le pape, lorsque l’homme est vraiment réconcilié
avec Dieu, "les peines les plus terribles lui deviennent supportables" : il
est alors à même d’en comprendre "l’utilité pour la santé éternelle", la
sienne comme celle de ses frères. Aux malades, le pape a rappelé qu’ils
étaient appelés à vivre le mystère du Christ "de manière plus profonde et
décisive". C’est à "travers l’expérience de la souffrance" qu’ils peuvent
davantage découvrir le mystère du Christ.
Soulignant combien le salut, du point de vue chrétien, est lié à la mort
du Christ sur la croix, le pape a déclaré à l’intention des malades qu’ils
ont le rôle particulier de coopérer au salut, non seulement d’eux-mêmes
mais des autres. Il les a invités, à cette fin, à suivre l’exemple du
Christ qui "a souffert tout en étant innocent " et donc à "offrir, dans un
acte d’amour généreux, leur souffrance pour leur salut du monde".
(apic/jt/be)