Rome, 9novembre(APIC/CIP) "Dans le cadre de l’enseignement de l’Eglise,
qui est toujours attentive au problème de l’homme, toute discrimination
dont sont victimes les bohémiens est injuste et criante, car clairement
contraire aux enseignements de l’Evangile, pour lequel tout homme est fils
de Dieu et frère du Christ". C’est ce qu’a déclaré Jean Paul II en
recevant, au terme de leurs travaux, les participants du troisième congrès
international de la pastorale des tziganes. Celui-ci s’est tenu à Rome du 7
au 9 novembre à l’initiative du Conseil pontifical pour la pastorale des
migrations et des personnes en déplacement.
Constatant que, souvent les Tziganes sont "rejetés ou regardés avec
mépris", le pape a affirmé que le monde actuel, "fortement marqué par la
soif du profit et par le mépris des plus faibles, doit changer son attitude
et accueillir nos frères nomades, non plus par simple tolérance, mais dans
un esprit fraternel".
"Les bohémiens, trop dispersés, trop faibles ou peu organisés, a dit le
pape, ont besoin d’être aidés pour qu’ils prennent conscience de leur
dignité et de leur responsabilité".
Jean Paul II a enfin souligné que le monde a beaucoup à apprendre des
tziganes, car ceux-ci "ont beaucoup souffert et souffrent encore, souvent à
cause des privations, de l’insécurité et de persécutions". Pour cette
raison, a-t-il ajouté, "ils ont bien des choses à nous dire". (apic/jt/bd)