Jean Paul II: la médiation européenne en Yougoslavie (190991)
Rome, 19septembre(APIC) L’effort consenti au plan international en vue de
résoudre la crise en Yougoslavie ne doit pas être considéré comme une immixtion, mais comme une application logique de l’esprit et du but de la
Conférence sur la Sécurité et la Coopération en Europe (CSCE). C’est ce
qu’a souligné jeudi Jean Paul II devant un groupe de vétérans canadiens de
la seconde guerre mondiale.
Le pape a indiqué qu’"en ce moment, le processus de paix et de coopération entre les peuples construit à grand peine au cours des années - spécialement à travers la CSCE, et en particulier depuis la signature des Accords d’Helsinki - est gravement menacé par les événements qui se déroulent
en Yougoslavie".
Le pape a en outre évoqué les multiples appels qu’il a déjà lancés à
l’adresse des responsables politiques, "en premier lieu aux gouvernements
de l’Europe", pour qu’ils fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour que
cessent les meurtres et les destructions et pour qu’ils mettent en place
une structure de dialogue entre les parties impliquées dans le conflit.
Pour le pape, "un tel engagement international pour résoudre la crise actuelle ne peut être considéré comme une interférence, mais comme une application logique de l’esprit et du but de cette Conférence". (CSCE)
En conclusion, le pape a invité les vétérans à s’unir à sa prière, "afin
que cette tragédie prenne vite fin et que l’égalité des peuples et leur
droit à l’autodétermination soient effectivement repectés". (apic/cip/jtpr)