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    Nouvelle condamnation de l’apartheid

    Jean Paul II fait ses adieux au Mozambique (190988)

    Maputo, 19 septembre(APIC/CIP) Prenant congé de l’Afrique australe lundi matin à l’aéroport de Maputo, en présence du président mozambicain Joaquin Alberto Chissano, le pape Jean Paul II a à nouveau condamné l’apartheid, avant de proposer l’établissement d’une "civilisation de l’amour". Au Mozambique, Jean Paul II a constaté "la vitalité de l’Eglise", mais aussi "des images de souffrance".

    "Cette souffrance, a dit le pape, se reflète dans le regard inquiet de beaucoup d’enfants, le regard indécis de beaucoup de jeunes, le regard fatigué de beaucoup d’adultes, le regard triste des anciens."

    Il a voulu dire aussi son espoir. "C’est, a-t-il ajouté, avec de vives espérances que je quitte votre pays, en demandant à Dieu que ma brève visite pastorale puisse contribuer au bien de la société nationale et la raffermir, afin qu’elle offre de meilleures conditions de vie à tous et devienne une grande famille ou règnent la fraternité et l’amour, comme fruits de la paix et de la justice."

    Dans la seconde partie de son bref discours, Jean Paul II a évoqué sa visite en Afrique australe, faisant une nouvelle fois allusion à l’apartheid en Afrique du Sud. Sa principale préoccupation, a-t-il déclaré, a été d’attirer l’attention sur des thèmes que les évêques d’Afrique australe, réunis récemment à Harare, ont désiré lui soumettre, notamment la justice, la paix, la dignité de la personne humaine.

    Le pape a dit avoir constaté dans la région quelques "contradictions" : contrastes entre l’abondance des ressources et l’extrême pauvreté de beaucoup, entre l’aspiration, "réelle et largement partagée", à promouvoir la personne humaine et, d’autre part, la persistance de "violations douloureuses des droits fondamentaux de tout homme".

    "En quittant ces terres africaines, a conclu le pape, je voudrais dire une parole de confiance et d’espoir à tous ceux qui exercent des responsabilités, aux plans politique, social et culturel, afin qu’ils se mettent courageusement en route vers une nouvelle civilisation : la civilisation de l’amour." Et de préciser : "une civilisation de justice, de paix et d’amour se fonde sur la reconnaissance de la dignité de chaque personne humaine, une civilisation dans laquelle celle-ci puisse exercer ses droits fondamentaux, sans contrainte ni limitation, actuellement légitimée par la ségrégation raciale ou sociale."(apic/cip/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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