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    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    1) La Norvège

    Jean Paul II en Scandinavie (260589)

    Oslo, 26mai(APIC/CIP) C’est aux alentours de l’an 1000 que le christianisme pénètre en Norvège, un siècle après son unité politique que restaure

    saint Olaf II Haraldson (mort martyr en 1030). Le luthéranisme est imposé

    en 1536, ce qui prive progressivement le pays de toute influence catholique. Il faudra attendre 1845 pour voir un prêtre catholique autorisé à se

    fixer à Oslo, quarante ans après l’adoption d’une Constitution libérale

    (1814). Une paroisse catholique est alors créée en 1842, cependant que 1846

    va voir l’inauguration de l’église Saint Olaf à Oslo. L’érection d’une circonscription ecclésiastique catholique sera ensuite réalisée en 1869 (la

    préfecture apostolique d’Oslo, qui deviendra vicariat apostolique et enfin

    diocèse). Ce n’est qu’en 1892 qu’une modification de la Constitution permettra aux religieux catholiques de s’installer dans le pays. Quant aux

    jésuites, ils devront attendre 1955.

    En Norvège (et dans les autres pays nordiques), on devient luthériens

    par naissance, même si on est étranger, à moins de signifier son refus. La

    "Norse Kirke" rassemble donc nominalement 97% de la population. Les liens

    avec l’Etat (nominations des évêques et des pasteurs, approbation des

    livres liturgiques...) n’ont été rompus que très récemment. La pratique,

    qui consiste à se rendre au temple trois fois par an, tourne autour de 2%.

    Mais c’est aussi une Eglise très tolérante, notamment à l’égard de ses dissidents (Eglise luthérienne libre, baptiste, méthodistes) et de ses sectes;

    elle laisse de plus une grande liberté à ses membres.

    C’est en réaction au formalisme de l’Eglise officielle, et grâce aussi à

    ce climat de liberté, qu’un réel sursaut missionnaire y a été suscité par

    un courant piétiste et mystique, promu à la fin du 18e siècle par un paysan, Hans Nielsen Hauge (1771-1821), courant prolongé ensuite, dans les années 1850, par le théologien Gisle Johnson, dont le souci était de l’intégrer dans l’Eglise d’Etat. Ce qui explique l’apparition, à côté des églises parfaitement entretenues, mais vides la plupart du temps, de quelque

    2.700 "bedehus", des maisons de prière, le plus souvent construites en bois

    et que rien ne distingue des autres habitations, mais où les fidèles se

    réunissent pour des liturgies simples, généralement présidées par des

    laïcs. Les "missions" nées du courant piétiste de Hauge mettent en valeur

    l’intériorité, les sentiments de confiance et de joie. Ce courant possède

    aussi sa "faculté libre de théologie", créée en marge de la faculté d’Etat,

    et de plus en plus nombreux sont les évêques et les pasteurs qui y ont reçu

    leur formation.

    Grâce au climat de tolérance qui caractérise l’Eglise norvégienne, la

    présence catholique est discernable, en dépit du petit nombre des fidèles:

    40.000 catholiques environ (25.000 si l’on s’en tient aux registres paroissiaux), dont 11.000 Norvégiens, répartis en 29 paroisses. Chaque année, environ 80 Norvégiens, appartenant le plus souvent aux milieux intellectuels,

    se convertissent au catholicisme. C’est ce qui explique que l’influence

    catholique est surtout perceptible dans la vie culturelle du pays. Nombre

    de ces convertis sont souvent invités à venir expliquer, par exemple dans

    les écoles, ce qu’est l’Eglise catholique.

    A l’instar des anglicans, les luthériens norvégiens ont leur tendance

    "haute Eglise" assez catholicisante dans les formes, même si elle ne va pas

    nécessairement de pair avec un engagement oecuménique résolu, constate

    "L’Actualité religieuse dans le monde". Le pape sera certes reçu de façon

    courtoise. Mais c’est pour des raisons "oecuméniques que, selon la revue,

    l’évêque de Bergen, Mgr Lönning, ne rencontrera pas le pape avec ses autres

    confrères.

    L’Eglise catholique norvégienne: une minorité où les Norvégiens sont la

    minorité. Mais une Eglise bien présente et en expansion. Une expansion due

    aux conversions et, surtout, aux étrangers, dont 5.300 hispanophones, environ 3.000 germanophones, autant de Polonais, 2.500 francophones, 2.000

    Vietnamiens... Des étrangers grâce auxquels le taux de pratique frise les

    70%: le record en Europe!.

    Le programme de la visite en Norvège

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