Jean Paul II en Norvège (020689)
Oslo, 2juin(APIC/CIP) La deuxième journée du pape en Norvège a débuté par
une rencontre, à la cathédrale catholique d’Oslo, avec les prêtres, les
laïcs, les religieuses et les membres du comité d’organisation de sa visite
- parmi lesquels L.R. Langslet, ancien ministre de la culture et aujourd’hui député. L’Eglise catholique norvégienne compte 62 prêtres (diocésains et religieux), dont 12 d’origine norvégienne et 278 religieuses, dont
30 Norvégiennes.
Aux prêtres, le pape a parlé de leurs pénibles conditions de travail, en
raison de la dispersion des fidèles, des distances énormes et du climat,
qui rendent difficile les contacts avec les fidèles, lesquels, de leur
côté, ont beaucoup de difficultés à se réunir. Il les a exhorté à ne pas se
décourager et à ne pas s’effrayer du petit nombre de fidèles.
S’adressant ensuite aux laïcs, Jean Paul II a évoqué les pressions constantes exercées sur les personnes, jeunes et adultes, pour qu’elles se
plient aux valeurs de la société séculière. Il leur a rappelé la recommandation de saint Paul aux Romains: "Ne vous modelez pas sur le monde
présent".
Le pape a en outre souligné que les Norvégiens ont besoin de retrouver
confiance dans leur vocation chrétienne, de tourner leur regard vers le
Christ pour trouver lumière et force afin de "répondre aux besoins d’une
société qui a connu un grand progrès au plan matériel, mais qui est parfois
indécise dans sa réponse aux appels de l’Esprit".
Vers 9h15, Jean Paul II a ensuite gagné l’aéroport Fornebu où s’est
déroulée, avant même sa visite à Trondheim et Tromsö, la cérémonie d’adieu
à la Norvège. Dans son discours, prononcé en présence du Premier ministre,
Mme Brundtland, il a loué la "détermination extraordinaire" de la Norvège
dans son effort pour aider les pays déshérités. A propos du "rôle significatif" des catholiques dans le système d’éducation du pays, le pape a remercié la Norvège pour l’assistance offerte aux immigrés.
Priorité de l’éthique sur la technologie
Après avoir pris congé de la capitale, Jean Paul II s’est rendu à Trondheim, la troisième ville du pays (130.000 habitants) et siège, comme Tromsö, d’une prélature territoriale.
Dans la cathédrale luthérienne, qui, comme il l’a relevé dans son discours "évoque aussi l’époque où les chrétiens ne connaissaient pas encore
la douleur des divisions", le pape a participé à une rencontre oecuménique.
Il y a relevé que si la science et la technologie ont permis d’énormes
progrès, elles ont également engendré de nouveaux problèmes. Jean Paul II a
évoqué à ce propos les dommages causés à l’environnement et à la vie sociale, ainsi que les nouvelles techniques bio-médicales.
La science et la technologie, comme la vie économique qu’elles génèrent,
ne peuvent exprimer en soi la signification de l’existence et de l’activité
humaine, a souligné Jean Paul II. Parlant ensuite du mariage et de la famille, il a constaté que l’amour qui y est vécu "est menacé par le divorce,
les fractures au sein de la famille et une mise en question radicale de la
signification authentique de l’être de l’homme et de la femme".
Jean Paul II a en outre insisté sur la nécessité d’une sagesse supérieure, expliquant que les chrétiens "proclament une sagesse qui reconnaît la
priorité de l’éthique sur la technologie, le primat de la personne sur les
choses, la supériorité de l’esprit sur la matière". Enfin, Jean Paul II a
souligné l’urgent devoir des chrétiens de travailler à éliminer graduellement leurs différences, en témoignant ensemble de l’Evangile.
(apic/cip/jt/pr)