Jean Paul II en Bolivie (120588)
Cochabamba, 12mai(APIC/CIP) Le mercredi 11 mai, après sa rencontre avec
les paysans et les mineurs à Oruro, Jean Paul II a regagné Cochabamba, ou
il a célébré une messe à l’aéroport.
Cochabamba est une ville de 282.000 habitants, située au sud-est de La
Paz, au coeur d’une région très fertile - grâce au climat très doux - qui
lui vaut d’être appellée "le jardin de la Bolivie". La messe célébrée par
le pape avait pour thème : "L’amour du Christ dans le service des frères".
Partant de la parabole du bon samaritain, Jean Paul II a rappelé dans
son homélie que "nous sommes tous appelés à une vocation de service". Il a
rappelé la situation en Bolivie, ou la malnutrition, un taux élevé de mortalité infantile, les maladies et d’autres problèmes sont un défi pour les
chrétiens, puisque "la Révélation par le Christ du sens salvateur de la
souffrance ne s’identifie pas avec une attitude de passivité".
Après avoir rappelé que l’amour du prochain est inséparable de l’amour
envers Dieu, Jean Paul II a demandé aux chrétiens de ne pas se limiter à
distribuer de l’aide, mais à faire en sorte que ses bénéficiaires deviennent eux-mêmes les acteurs de leur propre développement. L’éducation sanitaire lui paraît aussi un objectif prioritaire et, sur ce point, il a condamné le contrôle des naissances, la stérilisation et l’avortement. Rappelant que l’homme ne souffre pas seulement de causes physiques, il a ici
désigné le mal moral comme la cause principale de la souffrance.
Le pape a mis aussi l’accent sur l’importance de l’éducation à la base,
"qui est, dans le respect de la culture traditionnelle, l’objectif premier
S’adressant aux paysans, Jean Paul II a souhaité que tous produisent des
fruits, en se mettant au service du bien commun. (apic/cip/bd)
Rencontre avec les prêtres et les séminaristes (120588)
Cochabamba, 12mai(APIC/CIP) Jean Paul II a rencontré, le mercredi 11 mai,
au séminaire de Cochabamba les prêtres, les religieux et les séminaristes.
La Bolivie compte 833 prêtres (221 diocésains et 612 religieux), 181
religieux non prêtres et 313 séminaristes (on relève pour ces dernières
années une notable augmentation des vocations au sacerdoce dans les
diocèses).
Dans son allocution, le pape a affirmé que "le point de départ pour interprèter correctement les réalités que vous devez affronter d’un point de
vue pastoral est Jésus lui-même, le Verbe de Dieu". La principale préoccupation du prêtre, a-t-il dit, est la fidélité à la vocation qui lui est
propre.
A propos de l’importante proportion de prêtres étrangers parmi le clergé
bolivien, le pape a souligné l’importance de vocations autochtones pour
continuer le processus d’évangélisation entamé il y a cinq siècles. Il
s’est réjoui de constater que l’Eglise bolivienne est toujours plus
présente chez les paysans et dans les quartiers marginalisés des villes,
"sans oublier l’urgence d’autres secteurs, comme la jeunesse, la famille,
le monde du travail et de la culture".
Après avoir présenté l’eucharistie comme "source et point culminant de
toute l’évangélisation", Jean Paul II a enfin insisté sur l’unité et la
collaboration des prêtres entre eux et avec leurs pasteurs, ainsi que sur
l’importance de leur formation, notamment au plan spirituel. (apic/cip/bd)
Rencontre avec les jeunes (120588)
Cochabamba, 12mai(APIC/CIP) L’ultime rendez-vous de ce mercredi 11 mai,
Jean Paul II l’a consacré aux jeunes, qu’il a rencontrés au Stade Capriles
de Cochabamba, dans le cadre d’une célébration de la Parole.
Evoquant dans son discours les disciples d’Emmaüs, le pape a observé que
les jeunes avaient en commun avec ceux-ci un même sentiment de désillusion,
de découragement. "Il n’est pas facile de comprendre pourquoi il y a tant
de situations d’injustice et d’oppression, de mépris des Droits de l’Homme", a reconnu Jean Paul II. Et d’expliquer aux jeunes que "beaucoup de
maux sont la conséquence d’une grande absence de Dieu dans les coeurs",
pour les inviter à se tourner vers Jésus, "qui nous montre, par la mort sur
la Croix et sa Résurrection, le sens de la souffrance". Il ne s’agit pas, a
insisté le pape, de justifier ici des attitudes qui engendrent l’indifférence ou la passivité.
Le pape a exhorté les jeunes à ne pas se laisser séduire par des doctrines qui tentent de justifier la violence et la haine, "qui font des hommes
de simples facteurs d’une évolution historique les opposant dans une lutte
des classes". Il les a mis aussi en garde contre "les satisfactions irrationnelles de la drogue, de l’alcool, du sexe, ainsi que la tentation de
s’enrichir rapidement grâce au trafic de la drogue". Le dialogue avec
Jésus, a-t-il dit aux jeunes, "vous donnera une force nouvelle pour
défendre la dignité de l’homme, son droit à la vie à tous les stades de son
développement, son droit à la liberté et à une existence ou il dispose de
ressources économiques et morales suffisantes". (apic/cip/bd)
Messe à Sucre (120588)
Sucre, 12mai(APIC/CIP) Jeudi matin 12 mai (16h30 en Europe), Jean Paul II
a célébré une messe à Sucre, une ville de 80.000 habitants qui "dans ses
hommes, dans ses églises et d’autres monuments, a-t-il relevé dans son
homélie, symbolise pour la Bolivie et pour l’Eglise toute une étape
historique de l’évangélisation".
Le pape célébrait cette messe à l’occasion du 450e anniversaire de
l’évangélisation de la Bolivie, dont Sucre fut l’un des centres. Il a
rappelé le sacrifice du Christ, qui a vaincu le mal, et que, chaque fois
qu’est célébrée l’eucharistie, c’est la foi en Jésus qui est proclamée. Il
a rappelé que des millions de personnes ne connaissent toujours pas ce
mystère d’amour. Le cinquième centenaire de l’évangélisation de l’Amérique
(1992), a-t-il dit, doit être "une étape fondamentale pour l’Amérique
latine, pour la Bolivie". Il a évoqué à ce sujet la neuvaine d’année par
laquelle le continent latino-américain se prépare à célébrer le grand
jubilé, disant son souhait que "cette date providentielle" laisse une
empreinte et un stimulant pour l’évangélisation à venir.
Jean Paul II a répété sa solidarité avec les Boliviens dans les nombreux
problèmes qui les affligent et pour lesquels ceux-ci attendent l’illumination de l’Evangile. Il les a mis en garde contre la tentation de suivre de
faux dieux ou de nouvelles idoles : l’argent, le prestige, la soif du pouvoir, le plaisir effréné. La conséquence de cette îdolatrie, a dit Jean
Paul II, citant les évêques d’Amérique latine, est "la situation de
pauvreté inhumaine dans laquelle vivent des millions de Latino-américains
(...), le fléau le plus dévastateur et le plus humiliant".
Dans l’après-midi (15h10 - 21h environ en Europe), le pape rencontrera
les malades à la cathédrale de Sucre. Trois heures plus tard, il terminera
sa quatrième journée bolivienne par une rencontre avec le monde
intellectuel et la classe dirigeante à Santa Cruz. (apic/cip/bd)