Jean Paul II en Amérique latine (100588)
La Paz, 10 mai (APIC/CIP) Dans la soirée du lundi 9 mai, Jean Paul II est
arrivé à La Paz, capitale de la Bolivie. C’est la première fois qu’il se
rend dans ce pays ou vivent 6,5 millions d’habitants, dont plus de 90 o/o
sont catholiques.
La Bolivie est l’un des pays les plus pauvres de la planète. La mortalité infantile y est la plus élevée de toute l’Amérique latine 50 o/o des
Boliviens sont analphabètes, de 20 à 25 o/o des travailleurs sont au chômage. La politique de redressement, qui s’est traduite par des mesures
drastiques, a sans doute permis de réduire le taux d’inflation, mais au
prix de la suppression de nombreux postes de travail et d’une grave récession. Si l’économie clandestine est florissante, l’économie officielle est
freinée faute d’investissements (beaucoup de capitaux sont engloutis dans
un vaste commerce de cocaïne), mais aussi par la lourde dette extérieure.
Comme l’indique le leitmotiv de sa visite, le pape vient en Bolivie pour
y "semer la justice et l’espoir". Accueilli à son arrivée par le président
Victor Paz Estenssoro, il a souligné dans son premier discours que le cinquième centenaire de l’évangélisation du continent doit être l’occasion de
redonner vigueur à la foi qu’ont semée les missionnaires. Il a déclaré être
venu "encourager les Boliviens sur la route difficile qu’ils ont à parcourir", dans un pays "touché par la pauvreté, un développement manqué, une
pénurie des ressources et un manque de solidarité et de justice".
Après la cérémonie de bienvenue, Jean Paul II s’est rendu à la nonciature de La Paz, d’ou il a adressé un message télévisé à l’occasion de la
"Journée du journaliste" (10 mai). Soulignent l’importance de leur travail,
il a exhorté les journalistes à garder en toutes circonstances un grand
sens de l’éthique professionnelle et un souci constant des principes qui en
découlent. "Vous deviendrez ainsi, leur a-t-il dit, d’authentiques promoteurs du bien commun". Réclamant de leur part le respect de la vérité et de
l’objectivité, le pape leur a encore demandé d’exercer leur travail "avec
cette autre inspiration qui nous vient de la foi chrétienne". (apic/cip/bd)