Jean Paul II au coeur de la Lorraine (101088)
Metz/Nancy, 10octobre(APIC/Jacques Berset) Jean Paul II a quitté lundi
l’Alsace pour rendre visite aux diocèses de Metz et de Nancy, en Lorraine,
une région fortement touchée par la crise de la sidérurgie et la fermeture
des mines de fer et de charbon. Après la messe pontificale, à la cathédrale
de Metz, à laquelle ont participé 3.000 délégués venus des quatre coins des
départements de la Moselle, le pape s’est rendu dans l’après-midi à Nancy
pour rencontrer les 450 délégués élus du Synode diocésain, rassemblés dans
la cathédrale autour de leur évêque, Mgr Jean Bernard, responsable du
diocèse de Nancy et de Toul. Plus de 40.000 personnes ont participé en fin
d’après-midi à une célébration Place Carnot.
Ce n’est pas la première fois qu’un pape se rend dans cette région, a
rappelé Mgr Pierre Raffin, en accueillant le pape en Moselle: il y a 939
ans, également un 10 octobre, - c’était en 1049 - Saint Léon IX visitait
Metz. Le diocèse, qui couvre le département de la Moselle, compte 1 million
d’habitants, dont plus de 80% de catholiques, 45.000 protestants et presque
autant de musulmans. Au cours de son homélie, Jean Paul II a appelé les
fidèles à la solidarité envers les travailleurs immigrés, au nombre de
100.000 dans le diocèse, malgré la récession économique qui laisse un grand
nombre de Lorrains désemparés. Sans donner de recettes techniques pour
remédier à la crise économique, il a appelé les chrétiens à ne pas baisser
les bras: "Aucun des maux évoqués n’est inéluctable (...) La foi vient ici
renforcer vos responsabilités, elle les soutient et les oriente; elle contribue à apporter le souffle nécessaire".
A Nancy, au coeur de la Meurthe et Moselle, un département de 720.000
habitants, dont 80% de catholiques, 4% de protestants et autant de musulmans, le pape a également rencontré une région blessée par la crise économique: dans le bassin d’emplois de Nancy, le chômage approche les 10% de la
population active. Le nord du département (Longwy et Briey), est particulièrement touché par la fermeture des mines et la récession de la sidérurgie. Partie prenante du destin de cette population, les chrétiens de
Meurthe et Moselle, qui participent à la démarche Synodale du diocèse depuis 3 ans, ont parlé au pape des 35.000 emplois perdus et de tous les problèmes humains qu’une telle situation suppose: "Ici aussi, les disparités
se creusent entre ces pauvretés et des secteurs de pointe". En effet, à
côté de la perte des emplois industriels, 3.000 enseignants-chercheurs
s’occupent actuellement de développer les nouvelles technologies dans la
région de Nancy. "Comment, dans ces situations si contrastées, vivre selon
l’Evangile ?", ont-ils demandé au pape.
Attentifs et solidaires
Répondant à cette interpellation, le pape a rappelé que l’Evangile fait
aux chrétiens un devoir pressant d’être attentifs et solidaires devant toutes les formes de pauvreté. Il a cependant précisé que si les bouleversements sociaux ont de profondes répercussions spirituelles, ils ne sont pas
directement la cause de la déchristianisation: "Celle-ci vient plutôt d’un
manque de vigueur spirituelle, de formation à la foi". Il a alors rappelé
aux délégués qu’un Synode ne saurait en rester à l’analyse des situations,
mais doit préparer "une conversion des mentalités, des cultures, par l’impact de la Bonne Nouvelle". Un message qu’il a répété devant la foule massée en fin d’après-midi Place Carnot. (apic/be/pr)
(Je répète le texte, le telex formate mal les textes actuellement)