Jean Paul II au Botswana (130988)
Gaborone, 13septembre(APIC/CIP) Au cours d’une rencontre mardi après-midi
à la cathédrale de Gaborone avec les prêtres, religieux, religieuses et
laïcs engagés du Botswana, le pape a souligné l’importance de leur contribution à la mission de l’Eglise. Au cours d’une messe dans le stade de la
ville, Jean Paul II a encore appelé les jeunes à ne pas céder à la tentation matérialiste et à la société de consommation.
Le pape Jean Paul II a notamment invité les prêtres à aider les laïcs à
avoir une conscience plus grande de l’importance de leur contribution à la
mission de l’Eglise, surtout grâce à la vitalité de la vie familiale. Il a
rappelé aussi que l’Eglise du Botswana a été construite au cours des
soixante dernières années par "l’amour et le zèle apostolique des
missionnaires".
Dans une salle proche de la cathédrale, Jean Paul II a rencontré encore
les responsables d’autres Eglises et religions, notamment des représentants
de la communauté musulmane (environ 1.500 personnes au Botswana).
Justice et paix
Le pape s’est ensuite rendu au stade de Gaborone, ou il a célébré une
messe qui avait pour thème "justice et paix". Durant l’office, 50 jeunes
représentant toutes les paroisses du pays ont porté à l’autel une énorme
croix. Dans son homélie, le pape a indiqué que le monde d’aujourd’hui
présente de nombreux défis à ceux qui désirent devenir "ministres de la
réconciliation, promoteurs de la justice et artisans de paix". L’absence de
justice et de paix, a-t-il rappelé, sont des obstacles au progrès humain
authentique.
La crise du mariage
Jean Paul II a évoqué la crise du mariage et de la vie familiale, s’inquiétant de voir un nombre toujours plus nombreux de catholiques s’accomoder du divorce. Il a regretté aussi l’appauvrissement de nombre de coutumes
traditionnelles et les dangers qui menacent le mariage et la famille.
Il a supplié les jeunes de ne pas céder au matérialisme et à la soif de
consommation, au détriment de la vie conjugale et de la vie familiale. "Ne
vous laissez pas leurrer par une fausse complaisance qui n’a que l’apparence de la liberté, leur a-t-il dit. La vraie liberté, c’est la capacité de
choisir ce qui est juste et bon, et non ce qui satisfait ses désirs."
A l’issue de la cérémonie, Jean Paul II a prononcé l’acte de consécration du Botswana à la Vierge, à laquelle il a confié tout particulièrement
les époux, et les jeunes, "qui sont l’avenir de l’Eglise et du Botswana".
Il a enfin confié à Marie tout le peuple du Botswana, lui demandant de
l’aider à "travailler pour un développement qui soit vraiment humain et au
service de la dignité et des droits de chaque homme". (apic/jt/be)