Victor Willi contredit les thèses du besteller de Yallop "Au nom de Dieu"
Zurich, 6septembre(APIC) "Au nom de Dieu"-mort mysthérieuse du pape Jean
Paul Ier" du journaliste britannique David A. Yallop est depuis trois années au sommet des bestsellers vendus en librairies. Sa thèse de l’empoisement du pape Jean Paul Ier par le clan de la loge maçonnique de Licio
Gelli, 33 jours seulement après son élection, a fait le tour du monde. Le
correspondant zurichois de divers journaux alémaniques à Rome, Victor J.
Willi a contredit les affirmations de Yallop en affirmant que le pape Luciano était décédé de mort naturelle. Présentant son livre sur la question
"Au nom du diable?"- Réponse au Bestseller de Yallop "au nom de Dieu"à
l’occasion d’une conférence de presse à Zurich, samedi 5 septembre; il a
qualifié l’ouvrage de son confrère de "roman policier."
L’affirmation que le "pape des 33 jours" aurait été assassiné par la
clique de licio Gelli, Michele Sindona, Roberto Clavi, et le président de
la banque des oeuvres pontificales, le cardinal Paul Marcinkus ainsi que
par le Secrétaire d’Etat, d’origine française, Jean Villot, a été sèchement
démenti par l’organe officiel du vatican l’"Osservatore Romano". Victor
Willi, sollicité par le directeur de la maison d’édition "Christiana Verlag", M. Arnold Guillet, ainsi que par de nombreux amis, a décidé d’entreprendre une contre-enquete qui se présente aujourd’hui sous la forme
d’un livre de 144 pages.
L’auteur a affirmé devant la presse que l’ouvrage de son confrère
n’avait connu que peu de succès en Italie ainsi que dans les pays méditerranéens. Les carences et les fausses informations pratiquement à chaque page sont si évidentes pour les pays latins catholiques, qu’ils n’ont vraiment pas essayé de lire ce livre comme un rapport détaillé, précise Willi.
Par contre, dans les pays situés au Nord des Alpes, le livre a connu un
grand succès expliqué en partie par la grande ignorance de la mentalité
catholique italienne ainsi que par un réflexe anti-romain. Mais il est
déloyal, commente Willi, de condamner l’ouvrage "Au nom de Dieu" pour ses
petites erreurs (fausses dates ainsi que dans les titres des prélats) mais
on doit plutot le faire pour ses fausses allégations, pour ses méprises
ainsi que pour ses conclusions finales.
Des faits improuvables
Le correspondant romain a essayé de réfuter un des arguments principaux
de la thèse de Yallop sur l’assassinat de Jean Paul Ier en utilisant les
propres déclarations de ce dernier. La thèse du journaliste britannique
réside dans le désir du Secrétaire d’Etat Villot de combattre le pape Luciano, car ce dernier semblait favorable à un controle artificiel des naissances. Le cardinal Secrétaire d’Etat était un des défenseurs de l’encyclique Humanae Vitae sur la pillule de Paul VI. Yallop a vu quelque chose de
terrible dans le document. Il a attribué cette pensée à Jean Paul Ier. En
outre, l’auteur de "Au nom du diable?" a opposé les affirmations de Yallop
concernant la santé resplendissante de Jean Paul Ier aux déclarations de ce
dernier affirmant le contraire.
Antonio Luciano n’a jamais désiré etre éveque ni pape. Sa manière non
conventionnelle de diriger a provoqué des oppositions à la Curie. Ces
différentes raisons justifient la mort naturelle de Jean paul Ier, qui
était surmené, précise Victor Willi. Cette dernière thèse est bien plus importante et grave qu’une simple thèse d’assassinat, car "Luciano a été
brisé au Vatican ". (apic/d/cr)