jCandidature refusée de la théologienne suisse Sylvia Schroer (091091)
Rottenburg, 9octobre(APIC) Les raisons pour lesquelles la théologienne
suisse Sylvia Schroer n’a pas obtenu le "nihil obstat" pour la chaire
d’enseignement de l’histoire de l’Ancien Testament à la Faculté de théologie catholique de l’Université de Tübingen sont maintenant connues. Le
chargé pour la doctrine de la foi, Hubert Bour, explique dans le dernier
numéro du journal diocésain, que Sylvia Schroer défend avec son raisonnement féministe-critique des positions qui entrent en collision avec l’enseignement de la foi catholique. Ce sont ces positions qui ont provoqué les
objections de l’évêque de Rottenburg-Stuttgart, Mgr Walter Kasper.
Sylvia Schroer attribue à "Dieu lui même un amour sensuel érotique".
Conformément au Nouveau Testament et à la Tradition de l’Eglise, cet amour
est impossible en Dieu, déclare Hubert Bour. Dieu accepte l’"eros" chez
l’homme. L’"eros" est un amour qui cherche la satisfaction. Or cette notion
d’un amour-recherche ne correspond pas à la compréhension chrétienne de
Dieu. Le Nouveau Testament parle d’un Dieu Amour dans le sens d’"Agape",
c’est à dire un amour qui se donne .
Sylvia Schroer affirme que selon la tradition chrétienne Dieu serait un
homme. Hubert Bour déclare que cette affirmation est déplacée car d’après
l’enseignement chrétien, Dieu n’est ni homme ni femme.
Sylvia Schroer voit son raisonnemnt féministe comme "un détonateur dont
l’explosion va faire trembler les fondements d’une Bible, d’une Religion et
d’une Eglise dont l’aspect sexiste ne peut être nier". Hubert Bour rejette
les propos de Sylvia Schroer comme étant incompatibles avec la compréhension de l’Eglise catholique. La théologienne demande effectivement une
Eglise sans hiérarchie et que Rome n’en soit pas le centre absolu. Ainsi
Bour souligne que ce sont les propos théologiques de Sylvia Schroer qui ont
insité l’évêque à ne pas lui accordé la chaire et non le fait qu’elle soit
une femme. (apic/gs/ap)