Tokyo, 9février(APIC/CIP) Les responsables du Conseil chrétien du Japon
ont envoyé une lettre aux autorités gouvernementales pour protester contre
l’engagement de l’Etat dans les cérémonies marquant la mort de l’empereur
Hiro-hito et la succession de son fils, l’empereur Akihito. Ils crtiquent
en outre le rôle du gouvernement dans la proclamation du nouveau Tenno (empereur), le "coût astronomique" des funérailles, ainsi que la décision de
faire des anniversaires du nouveau Tenno et de son prédécesseur des jours
de fête nationale.
Dans une autre lettre, les responsables du Conseil chrétien invitent les
gouvernements étrangers à ne pas prendre part aux funérailles le 24
février, car cela "revient à donner une reconnaissance officielle à l’intention du gouvernement de faire du Tenno un être divin", selon la conception shintoïste. La Suisse devrait être représentée aux funérailles par le
Conseiller fédéral René Felber.
Au début décembre déjà, le même Conseil chrétien avait critiqué le
système impérial, observant que l’"occidentalisation et la modernisation du
pays a correspondu à une croissante agressivité à l’égard des autres pays".
Le shintô, religion de la famille impériale, a en effet été la "religion
d’Etat des années de dictature et de guerre, durant lesquelles Hiro-hito,
le "dieu vivant", était commandant en chef des armées impériales". Le Conseil rendait en outre l’empereur Hiro-Hito "responsable de l’invasion militaire dans d’autres pays de l’Asie et du Pacifique, comme de l’invasion
économique et de l’exploitation d’autres pays aujourd’hui". (apic/cip/pr)