Rome, 16août(APIC) Alors que le Japon compte 490 universités, 12 seulement sont de confession catholique. L’université catholique "Sofia" de Tokyo a fêté l’an passé le 75e anniversaire de sa fondation et aujourd’hui,
dans ses 7 Facultés, plus de 10.000 étudiants sont inscrits après avoir
passé une sélection très sévère due au nombre élevé de demandes. Interviewé
par Radio Vatican, le recteur de l’université "Sofia", le Père Masao Tsuchida qualifie ce centre d’études de "station missionnaire".
Dans l’histoire de l’Eglise, précise le Père Masao, de très nombreux
missionnaires ont été appelés à ouvrir des écoles. Une "école missionnaire"
signifie, en japonais, une école qui donne une éducation meilleure par
rapport à celle de l’école publique. Les écoles et les universités
catholiques sont grandement estimées au Japon, et certaines sont réputées
être parmi les meilleures. Elles jouissent auprès de la population
japonaise d’un grand prestige moral, précisemment en vertu des valeurs
qu’elles défendent.
"De toutes les religions du Japon telles que le bouddhisme, le
shintoïsme et naturellement de nombreuses confessions protestantes, le
catholicisme est particulièrement apprécié pour son élasticité, sa douceur,
sa capacité d’adaptation à la culture japonaise, à la différence des autres
qui imposent des interdits rigides (boisson, tabac...), explique le Père
Masao. Les Japonais, tout en n’adhérant pas officiellemeent à la foi
catholique, partagent profondément les valeurs chrétiennes."
"Comme il est prévu par la loi, le gouvernement accorde des subsides
financiers aux universités et écoles supérieures privées. Le budget de
l’université "Sofia", indique la Père Masao, est couvert pour un quart par
des fonds gouvernementaux. L’Etat cependant tend à réduire peu à peu ses
contributions, malgré le développement des instituts privés. (apic/fds/mg)