j23 octobre : dimanche de la Mission Universelle
Invitation à la solidarité, à l’ouverture et au partage
Fribourg, 20 septembre (apic) Comme à l’accoutumée, l’avant dernier dimanche d’octobre, cette année le 23 octobre, est consacré dans la chrétienté à
la Mission Universelle. C’est pour chaque chrétien, paroissien et communauté l’occasion de s’ouvrir davantage au monde qui l’entoure, de mieux
prendre conscience que si les Jeunes Eglises ont besoin de nous, elles peuvent également nous apporter leurs grandes richesses humaines et spirituelles. Cette Journée de la Mission est aussi l’occasion de nous rappeler, à
une époque marquée par l’injustice, la violence, le rejet ou l’indifférence
de Dieu, que plus que jamais est urgente l’annonce d’un Dieu libérateur. Le
thème de ce dimanche, "Il nous montrera ses chemins", se situe dans la
perspective de la réflexion proposée par le Conseil Oecuménique des Eglises
sur "la Justice, la Paix et la Sauvegarde de la Création".
Le dimanche de la Mission Universelle, voulu et institué par l’Eglise
Universelle, est donc une nouvelle invitation à la solidarité, à l’ouverture et au partage. Il veut alerter les chrétiens de chez nous sur le fait
que l’Esprit du Seigneur est à l’oeuvre partout dans le monde et qu’ils ont
tout à gagner à se mettre à l’écoute de son action dans les comunautés
chrétiennes des autres continents. Un des buts de cette écoute pourrait
être une remise en cause ou une stimulation de notre engagement de croyant.
Des fonds et une aide précieuse
"Il nous montrera ses chemins" proclamait et proclame encore aujourd’hui
le prophète Michée dans le texte qui est proposé par les Oeuvres Pontificales Missionnaires (Missio-OPM) en Suisse romande et dont s’inspire la Journée du 23 octobre. Dans ce sens, Missio souhaite que "nos vieilles
chrétientés" se mettent à l’écoute des chrétiens du monde entier". Dans ce
contexte, il convient de ne pas oublier que la carte des 923 diocèses soutenus par les OPM recouvre la carte du monde de la faim et de la pauvreté.
Les sommes collectées en 1986, par exemple, dans les églises du monde
entier à l’occasion de la Mission Universelle, qui proviennent de dons ou
de legs et avec lesquelles l’aide fournie en 1987 a pu se faire, témoignent
de l’importance que revêt le dimanche consacré à la Mission Universelle.
C’est en effet 198’280’919 francs qui sont venus cette année-là alimenter
le fonds international de solidarité. L’Europe a participé à raison de
53,82 %, dont 1,4 % pour la Suisse; l’Amérique du Nord, 38,3 %; l’Amérique
du Sud, 1,26 %; l’Asie, 1,41 %; l’Océanie, 0,89 %; l’Afrique, 0,42 %; ainsi
que des dons spéciaux, pour 3,9 %.
Besoins immenses, ressources insuffisantes
Les montants ainsi récoltés ont permis de fournir en 1987 une aide à 912
diocèses dans le monde. Par continent, la répartition est la suivante:
50,75 % pour l’Afrique; Océanie: 6,15 % ; Asie: 34,53 %; Amérique du Sud:
6,88 %; Amérique du Nord: 0,32 %; Europe: 1,37 %. D’une manière générale,
l’aide fournie concerne principalement et en priorité les secteurs suivants: fonctionnement ordinaire des diocèses des Jeunes Eglises situées
dans les pays les plus pauvres, 30 %; formation des prêtres, des religieux
et des religieuses de ces diocèses, 30 %; formation des catéchistes et animateurs laïcs de ces mêmes diocèses, 13 %; construction et entretien
d’églises et de chapelles, 14 %; enfin, des projets de développement, projets de pastorale et de catéchèse de l’enfance, les orphelinats, les écoles
et les oeuvres de secours à l’enfance, les aides d’urgente , à raison de 10
%. Le reste, soit 3 % étant des aides ponctuelles.
"Missio-OPM", qui fournit ces informations, ajoute que pour 1986, le
Secrétariat international des OPM, à Rome, a reçu des demandes d’aide émanant de 912 diocèses du monde. Ce secrétariat est chargé d’élaborer des recommandations qui seront votées par le Conseil supérieur des OPM composé
des 104 directeurs nationaux.
Mgr Maillat, directeur national des Oeuvres Pontificales Missionnaires
en Suisse, écrivait quelques jours avant sa mort, le 5 juillet dernier:
"Les besoins sont immenses et les ressources insuffisantes". Il soulignait
que la solidarité doit se traduire par la prière, la réflexion et une "collecte efficace de subsides au profit de toutes les Missions selon les besoins de chacune", comme le demande le décret missionnaire (N0 38) du
Concile Vatican II. (apic/pr)