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    "J’aurais aimé qu’on laisse le peuple libanais accueillir le pape"

    Liban: La mobilisation sécuritaire empêche la foule d’accompagner le pape

    Beyrouth, 15 septembre 2012 (Apic) Seuls quelques rares privilégiés ont pu apercevoir le 14 septembre, le convoi qui transportait Benoît XVI de l’aéroport au siège de la nonciature apostolique à Harissa, déplore le quotidien francophone libanais "L’orient-le Jour".

    Lors du déplacement du pape, il était ainsi strictement interdit de sortir sur l’autoroute. Un rapide coup d’œil lancé à partir d’un pont le confirmait. Les deux côtés de cette autoroute, sur laquelle se multiplient les souhaits de bienvenue au pape, banderoles, affiches, photos, drapeaux, sont restés désespérément vides.

    Ce spectacle était en total contraste avec l’arrivée de Jean-Paul II, en 1997, quand des dizaines de milliers de Libanais avaient fait le déplacement, rappelle le quotidien. Beaucoup de gens sont restés bloqués sur les routes intérieures en raison de la fermeture de l’autoroute, qui n’avait pas été annoncée. Seuls quelques groupes, qui s’y sont pris très tôt, ont pu se rassembler sur la voie montante qui mène à la nonciature apostolique.

    Quelques intrépides ont bravé cependant les interdits pour avoir droit à un regard sur le pape tant attendu. Il s’agissait surtout de propriétaires de commerces sur l’autoroute même. "Beaucoup d’autres auraient aimé être là, mais ils n’ont pas pu arriver", note une femme. "Nous espérons que l’arrivée du pape Benoît XVI réalisera l’unité entre les communautés au Liban, au-delà des slogans. Le Liban est un petit pays, une telle visite revêt une grande importance pour lui."

    Au carrefour de Jounieh, sur la bifurcation que devait emprunter le convoi pour monter vers Harissa, la déception était là aussi. "J’aurais aimé qu’on laisse le peuple libanais accueillir le pape, non seulement ces personnes qui se pensent importantes et qui se trouvaient à l’aéroport", dit une femme. "Je trouve que c’est courageux de la part du souverain pontife de faire cette visite dans cette situation et à l’ombre de toutes ces menaces". (apic/orj/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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