italienne met un point final à "l’affaire Marcinkus"
Rome, 9 juin (APIC/CIP) La Cour constitutionnelle italienne a mis le point
final à "l’affaire Marcinkus", en publiant mercredi 8 juin une sentence
déclarant que le prélat Mgr Marcinkus, Luigi Ennini et Pellegrino de Strobel, respectivement président, délégué et directeur de la comptabilité de
l’"Instituto per le Opere di Religione" IOR (Institut pour les Oeuvres de
Religion), la "Banque du Vatican", ne peuvent être poursuivis pour complicité dans la banqueroute frauduleuse de l’ancien "Banco Ambrosiano" de Roberto Calvi.
La Cour a estimé que le recours n’était pas recevable, ayant été introduit trop tardivement. Elle n’a donc pas statué sur le fond, à savoir sur
le bien fondé de l’application de l’article 11 des Accords du Latran, qui
spécifie que les organes centraux de l’Eglise sont à l’abri de toute immixtion de la part de l’Etat italien.
Le recours avait été introduit par les juges milanais chargés de l’enquête sur la faillite du Banco Ambrosiano. La Cour de cassation avait
entretemps annulé les mandats d’arrêt des trois responsables de l’I.O.R.
sur la base de l’art. 11 des Accords du Latran, considérant donc que
l’I.O.R. pouvait être compté parmi les organes centraux de l’Eglise.
Dans leur recours, les juges milanais avaient demandé à la cour constitutionnelle de statuer sur cet article 11, considérant qu’il violait les
principes constitutionnels de l’Etat italien.
La sentence de la Cour constitutionnelle ne leur donne pas raison. Elle
est sans appel et met donc le point final à l’"affaire Marcinkus". Le
prélat américain d’origine lituanienne et donc libre désormais de quitter
le Vatican et de fouler le sol italien. (apic/cip/bd)