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    Italie: une campagne d’information sur le sida (270788)

    stigmatisée par "L’Osservatore Romano"

    Vatican, 27juillet(APIC) "On réagit au sida en programmant le subterfuge", titre "L’Osservatore Romano" dans un article publié le 27 juillet, au

    lendemain de la diffusion par la RAI, la télévision italienne, du premier

    spot publicitaire d’une campagne d’information sur le sida.

    Dans cet article publié sur deux colonnes, Mgr Giorgio Giannini, ancien

    professeur de philosophie qui collabore au quotidien du vatican, écrit que

    si l’assaut du sida a brusquement suscité bien des questions d’ordre moral

    autour de la sexualité, de la médecine et de la drogue, on a préféré, au

    lieu de s’attaquer au mal à la racine, pallier à ses conséquences.

    Pour Mgr Giannini, les mesures prophylactiques (le recours au préservatif) ne peuvent être un remède pour vaincre "ce qui présente toutes les caractéristiques de la plaie du siècle". Il attire l’attention sur l’incohérence de ce choix qui ne prend pas en compte l’aspect moral des actes

    humains, ce qui devrait spécialement être le cas lorsque ceux-ci touchent

    aux rapports sociaux: l’homme ne peut disposer de son corps en propriétaire

    exclusif, sans tenir compte des exigences concrètes de la vie en commun.

    Selon le quotidien du Vatican, le spot publicitaire, en recommandant

    l’usage de préservatifs, est "une invitation au compromis, au subterfuge".

    C’est, écrit Mgr Giannini, "comme si l’on disait à un voleur: vole tout ce

    que tu veux, mais prends garde qu’on ne te surprenne". Le spot publicitaire

    avalise cette solution sous le prétexte spécieux de la protection de la

    santé publique, ajoute-t-il en précisant: "la préoccupation essentielle

    n’est pas de s’attaquer au mal, mais d’en contrôler les effets, on préfère

    à la vertu un juste dosage de précautions".

    Soulignant que "l’amour du plaisir ne peut être sacrifié au plaisir de

    l’amour", Mgr Giannini fait encore observer que la télévision, avec toute

    l’efficacité qui est la sienne, "se prête à cette perverse logique du

    compromis". Or, relève-t-il en conclusion, la morale et le compromis ne

    peuvent aller de pair, surtout quand il s’agit de proposer un remède qui

    est pire que le mal". (apic/cip/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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