Rome, 23mars(APIC) Le cardinal Camillo Ruini a ouvert lundi à Rome les
travaux du comité permanent de la Conférence épiscopale italienne (CEI).
Dans son discours, Mgr Ruini, qui a évoqué les scandales qui secouent
l’Italie, s’est inquiété des réactions suscitées par les condamnations par
le pape des atteintes à la vie. Les travaux du comité prendront fin jeudi
prochain.
Evoquant les attaques dont Jean Paul II a récemment fait l’objet à propos de l’avortement, le vicaire du pape pour le diocèse de Rome a relevé
que "l’avortement apparaît toujours plus clairement et concrètement comme
un aspect seulement d’une question plus large, voire de la question centrale, théorique, qui est l’homme lui-même. La dernière confirmation de ce
fait nous est apportée par la légalisation de l’euthanasie en Hollande et
la proposition de l’autoriser même sans le consentement de celui qui le subit. En conséquence, il ne suffit pas, pour saisir la racine du problème de
l’avortement, de mettre en relief l’humanité de celui qui a été conçu et
qu’actuellement on ne saurait nier raisonnablement. L’enjeu est en effet
l’inviolabilité du droit à la vie, non seulement avant, mais aussi après la
naissance et en dehors des exigences de la défense légitime".
A propos des implications de la question morale dans la crise politique
italienne, Mgr Ruini a rappelé que l’acte politique n’est "jamais qu’une
attitude d’honnêté rigoureuse dans la gestion des ressources publiques", et
qu’elle fait "nécessairement partie à plein titre des exigences de l’éthique publique..." (apic/cip/pr)