"assistantialiste" de la coopération au développement
Rome, 28mars(APIC) "Asservir totalement la coopération au développement à
la politique extérieure du gouvernement est dangereux", dénoncent sept revues missionnaires italiennes. Dans un communiqué diffusé vendredi, les revues estiment que la "Commission spéciale sur la coopération" s’est "révélée incapable de définir une nouvelle culture de la coopération", se contentant d’une conception "assistantialiste" plus destinée à protéger les
intérêts permanents de l’Italie qu’à promouvoir un développement concret.
En janvier dernier déjà, les sept revues avaient publié un dossier très
dur intitulé "revoir la coopération italienne au développement". Aujourd’hui elles remarquent que le texte rédigé par la Commission spéciale
fait de la coopération au développement "un instrument de la politique extérieure du pays pour protéger quelques-uns de ses intérêts permanents".
Après l’arrestation jeudi, dans le cadre de l’enquête sur la corruption
dans l’aide au développement, de Giuseppe Santoro, ancien chef de la coopération, les revues réclament la constitution d’une commission d’enquête
parlementaire qui "redéfinnisse les contours de notre politique extérieure
à l’égard des pays en voie de développement".
L’agence de presse ADISTA, qui reproduit intégralement le communiqué des
revues missionnaires, parle de son côté d’une tentative de restauration qui
n’a d’autre but que de "ramener la coopération sous le contrôle total de
l’exécutif et des intérêts à court terme de l’Italie, aux dépens du parlement et surtout des besoins primaires des populations du tiers monde". La
Commission spéciale cherche à faire des organisations non gouvernementales
(ONG) de "simples comparses de la coopération gouvernementale bilatérale",
dénonce-t-elle. (apic/cip/mp)