Rome, 20février(APIC/CIP) Les immigrés vivent trop souvent dans des "conditions précaires des points de vue spirituel, civil et social", a déclaré
Jean Paul II en recevant lundi 20 février les autorités civiles du Latium.
Le pape a dit le désir des migrants, et plus spécialement des jeunes, de
s’insérer "de façon correcte et socialement sûre" dans la société qui les
accueille. Or, a-t-il constaté, ils sont souvent en butte à des problèmes
liés au sous-développement économique et quasiment laissés à eux-mêmes dans
leur quête d’une "sécurité sociale élémentaire et indispensable à l’intérieur"; souvent aussi, leur pays d’origine désapprouve leur migration et
ne leur apportent aucune protection.
Jean Paul II a en outre demandé que le travail du migrant soit soustrait
au risque du "contrat libre", soulignant qu’il doit jouir "sans restriction
aucune" de tous les droits dont jouit tout travailleur "dans la mesure
compatible avec le bien commun.
Enfin, le pape a déclaré que l’Eglise considère le phénomène de la
migration comme "un signe destiné à renforcer l’unité de la famille
humaine, un fait qui peut contribuer à la connaissance réciproque et à la
coopération entre les peuples, une possibilité d’échange fraternel". Il a
souligné la nécessité d’une "culture de la fraternité et de l’égalité" et
d’un "développement structurel approprié". (apic/cip/jt/pr)