d’un congrès pour "le droit à la vie en Europe"
Rome, 18décembre(APIC/CIP) En fin de matinée du 18 décembre, le pape a
reçu en audience au Vatican 450 participants d’un congrès organisé par
quatre organisations italiennes pour "le droit à la vie en Europe". Dans
son allocution, le pape a souligné l’importance de ce thème pour l’avenir
de l’Europe comme de tout peuple et de toute nation.
"Le respect inconditionnel pour le droit à la vie de l’être humain qui
est déja conçu mais n’est pas encore né forme un des piliers sur lequel repose toute société civilisée, a dit le pape. Lorsqu’un Etat met ses institutions à disposition de quelqu’un qui souhaite détruire la vie à naître et
l’autorise ainsi à procéder de la sorte, cet Etat renonce à ses devoirs
élémentaires et à sa propre dignité. Lorsque l’Eglise prône de telles valeurs fondamentales, elle veut non pas tant instituer un Etat chrétien que
simplement promouvoir la naissance d’un Etat humain, un Etat qui considère
comme premier son devoir de défendre la personne humaine, et en particulier
les plus faibles."
Et le pape de poursuivre : "qui est plus faible que l’être humain qui a
été conçu mais n’est pas encore né ?" Le pape a mis l’accent sur le contraste entre la législation permissive en matière d’avortement qui aujourd’hui
- "hélas " - est en vigueur dans presque toute l’Europe et, d’autre part,
la grandeur de la culture européenne. "Cette culture, a-t-il relevé, qui a
ses racines fondamentales dans le patrimoine grec et latin, a trouvé dans
le christianisme une contribution éclairante qui lui permet de poursuivre
des objectifs supérieurs. Avec le christianisme, l’Europe a découvert la
valeur de toute personne humaine en tant que telle. Par cette découverte,
la culture européenne est devenue une éminente culture humaine. Dans cet
incomparable patrimoine culturel, la législation autorisant l’avortement
est actuellement en train de s’infiltrer comme un élément étranger porteur
du germe de la corruption. Comment peut-on encore parler de la dignité de
toute personne humaine lorsqu’on autorise la suppression des plus faibles
et des innocents ? Ici, ce qui est en jeu pour l’Europe, c’est son avenir.
Cette Europe donne l’apparence d’une décadence morale et connaît aussi un
recul démographique. C’est son patrimoine culturel qu’elle risque de
détruire."
En conclusion de son discours, Jean Paul II a reconnu que "les participants à ce congrès n’ont pas une tâche facile", mais, a-t-il ajouté, "ils
ne peuvent pas se décourager devant le fait qu’ils forment une minorité. La
force réside dans le vérité même et nom dans le nombre". (apic/jt/be)