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    Italie: le mensuel "Gesù" au coeur d’une (040789)

    controverse entre les théologiens et le magistère

    Rome, 4juillet(APIC/CIP) Le 13 mai dernier, 63 théologiens italiens avaient pris position, dans le mensuel "Gesù", sur l’autoritarisme de certaines interventions du Vatican et sur le centralisme romain excessif, déjà

    dénoncé en janvier dans la Déclararion de Cologne, signée par 163 théologiens de langue allemande. Mais la controverse en Italie est loin d’être

    close. Le mensuel "Gesù" revient en effet sur le sujet, qui avait suscité

    entre autres une mise au point de l’épiscopat italien.

    Le mensuel "Gesù", qui avait publié la lettre des 63 théologiens italiens, appartient à la même maison que l’hebdomadaire "Famiglia cristiana".

    Dans un article signé de la direction, le mensuel répond aux attaques portées à l’époque par le quotidien catholique "Avvenire", lequel avait interprété la publication de la lettre des théologiens dans le magazine comme

    un signe de désaccord avec les évêques.

    "Notre ligne de conduite a toujours été de servir l’Eglise en promouvant

    l’information et la culture chrétienne", proteste aujourd’hui le mesuel

    "Gesù".

    Ce même numéro propose un regard plus étendu sur la question avec un article d’un jésuite, le Père Bartolomeo Sorge. Selon ce dernier, "le besoin

    de faire la clarté sur le charisme certain de vérité propre aux évêques ne

    relève pas de l’irrespect, mais du souci que le charisme de l’autorité favorise toujours la pleine communion au sein de l’Eglise".

    Dans le cas des nominations épiscopales - un des points déjà discutés

    dans la Déclaration de Cologne -, le Père Sorge observe que l’attribution

    de l’autorité juridique à quelqu’un est une chose, et que la crédibilité et

    l’autorité morale constituent une autre chose. Or, fait remarquer le jésuite, "l’autorité juridique attribuée à un responsable d’Eglise ne s’accompagne pas toujours d’un crédit moral, dont un pasteur ne peut jouir qu’en

    raison de sa ’sainteté de vie’, mais aussi par son ’ouverture’ et sa ’sensibilité culturelle’, son aptitude à comprendre les problèmes de l’homme

    d’aujourd’hui".

    En conclusion, le Père Sorge trouve que le document publié par les 63

    théologiens italiens est à considérer comme l’expression d’une recherche de

    communication adéquate au sein de l’Eglise, qui a besoin de se doter de

    structures permanentes de communication et de collaboration entre évêques

    et représentants des différentes communautés ecclésiales. Il importe en effet, ajoute-t-il, de "surmonter la division entre ’Eglise institutionnelle’

    et ’Eglise réelle’: dans le cas contraire, il y aurait risque de voir se

    constituer deux Eglises parallèles. (apic/cip/sa/pr)

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