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    Italie: "L’Osservatore Romano" dénonce la "partitocratie" (090492)

    "Basta", résume le journal du Vatican

    Rome, 9avril(APIC) Au lendemain des élections en Italie, "L’Osservatore

    Romano" n’est pas tendre pour les partis politiques italiens, et notamment

    - même si le quotidien du Vatican ne désigne pas explicitement ce parti pour la Démocratie chrétienne, en recul de 4,6%. Un parti auquel l’Eglise a

    jusqu’ici toujours apporté son appui.

    En sanctionnant les quatre partis présents au gouvernement, qui ne totalisent plus à la chambre que 48,8% des votes, les Italiens ont exprimé leur

    ras-le-bol, que "L’Osservatore Romano" résume par un seul mot: "Basta!"

    Le commentaire consacré aux récentes élections est signé par l’historien

    Giorgio Rumi, sous le titre: "Le déclin de la domination des partis sur la

    société civile". Le quotidien note que "les Italiens ont demandé le changement (...) en exprimant un jugement négatif sur une façon de gouverner tout

    à fait insatisfaisante en regard des exigences et des attentes". Pour l’auteur du commentaire, les électeurs en ont assez de cette façon de gouverner

    qui prévalait jadis dans les Cours, qui consiste à tout résoudre de l’intérieur "sans trop se préoccuper des sujets qui attendent au-delà des grilles dorées du palais".

    La critique vise l’ensemble de la classe politique, dominée par la Démocratie chrétienne, qui s’est retrouvée au gouvernement sans interruption

    depuis la fin de la seconde guerre mondiale. "L’Osservatore Romano" demande

    que chaque parti "se réduise à ce qu’il doit être constitutionnellement: un

    lien de formation du consensus".

    Le journal du Vatican précise que le rôle du parti "n’est pas de distribuer des honneurs et des prébendes, de former des clientèles". Pour Giorgio

    Rumi, le problème qui se pose est celui du renouvellement de la classe politique. "En période de démocratie, personne n’est indispensable", rappelle-t-il, en renvoyant aux exemples de Churchill et de de Gaulle. L’actuel

    Premier ministre italien, Giulio Andreotti, 73 ans, est présent au parlement depuis 1946. (apic/cip/jt/pr)

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