Victime de l’opération "mani pulite"
Rome, 19mars(APIC) L’hebdomadaire catholique italien "Il Sabato", proche
du mouvement "Communion et Libération", est durement touché par les répercussions des scandales de corruption et de pots de vins qui ont éclaté en
Italie. Marco Ottavio Bucarelli, un des financiers de "Il Sabato" et du
mensuel "30 Giorni", fait actuellement l’objet d’une procédure d’enquête et
se trouve en prison depuis deux semaines.
Bucarelli, vice-président pour Rome et le Latium du "Movimento Popolare", l’aile politique de "Communion et Libération", est accusé dans le cadre de l’opération "mani pulite" d’avoir contraint un entrepreneur romain
d’acheter 13 % des actions de la maison d’édition du "Sabato", la société
"EDIT" en échange d’une aide pour la construction de la seconde Université
de Rome, l’Université "Tor Vergata".
Ces accusations de corruption - "qui restent encore à prouver", selon
"Il Sabato" qui les considère comme injustes - n’ont pas tardé à avoir des
suites néfastes pour les journaux. Quelques banques ont fait des difficultés pour l’octroi de crédits. L’incertitude de la situation économique provoque en outre des pertes sur le marché des annonces. Pour sortir de la
crise, "Il Sabato" a été contraint de solliciter ses lecteurs et amis en
les invitant à souscrire des abonnements de soutien de 500’000 ou 1’000’000
de lires (500 à 1’000 francs) au lieu de l’abonnement ordinaire à 100’000
lires (100 francs).
Notons encore que Marco Ottavio Bucarelli est le président du Conseil
d’administration de l’Edition internationale de "30 Jours dans l’Eglise et
dans le monde", édité par IEI, Istituto Editoriale Internationale srl, à
Rome. (apic/cic/mp)