Rome, 10mars(APIC) Un arrêt de la Cour constitutionnelle italienne concernant l’enseignement de la religion à l’école suscite pas mal de remous
dans le pays. La Cour a décidé le 8 mars que les élèves qui ne suivaient
pas le cours de religion n’étaient pas obligés de suivre un cours alternatif.
En attendant que la Cour s’explique sur les motifs de cet arrêt, la Conférence épiscopale italienne a déjà fait part de son étonnement et de ses
réserves. Il est en effet question de placer les cours de religion ou à la
première ou à la dernière heure de la journée, ce qui permettrait aux
élèves qui ne les suivent pas de venir à l’école plus tard ou d’en repartir
plus tôt. Mais dans ce cas, leur absence n’aura-t-elle pas un effet d’entraînement sur les élèves qui suivent les cours de religion ?
Dans les milieux catholiques italiens, on considère volontiers la situation des cours de religion dans l’horaire quotidien des écoles comme un signe de leur statut comme cours à part entière : s’ils ne figurent plus
qu’en première ou dernière heure de la journée, n’est-ce pas un indice
qu’ils sont presque sortis du programme ? Dans ce cas, y a-t-il encore
respect de l’article 9 du nouveau Concordat signé en 1984 entre l’Etat italien et le Vatican ? Cet article prévoit en effet qu’il ne peut y avoir
discrimination au plan de l’enseignement.
Des réactions officielles plus amples suivront certainement la publication de l’arrêt de la Cour constitutionnelle. Jusqu’ici, l’Osservatore Romano, quotidien officieux du Vatican, et la Radio Vaticane se sont contentés de transmettre la première réaction d’étonnement de l’épiscopat italien, sans y ajouter le moindre commentaire. (apic/jt/be)