"Des prêtres convaincus, optimistes, remplis de confiance",
dit l’Avvenire
Rome, 25octobre(APIC) Le quotidien catholique italien
l’"Avvenire" publie, à la veille de la clôture des travaux
synodaux, un sondage effectué auprès d’un échantillon représentatif du clergé italien. Le sondage indique que "si
c’était à refaire, 91 % des prêtres italiens opteraient à
nouveau pour le sacerdoce, 8% n’ont pas d’opinion et 1% seulement choisiraient une autre voie. 409 prêtres originaires
des différentes régions de la Péninsule ont répondu à l’enquête proposée par "l’Avvenire". Ils exercent les ministères
les plus divers, même si les curés de paroisse sont les plus
nombreux.
Les motifs de satisfaction des prêtres interrogés sont par
ordre d’importance "la réponse positive du peuple", le fait
de se sentir "hommes de Dieu", la collaboration avec les fidèles et une "collaboration meilleure et plus ouverte avec
les évêques et les confrères". Les motifs d’insatisfaction
mentionnés sont : la difficulté de communiquer avec les gens,
la solitude ou l’isolement social, un manque de confiance en
sa propre mission et, en dernier lieu, un manque de collaboration avec les évêques et les confrères.
Interrogés à propos de la crise des vocations, 50% sont
convaincus qu’il s’agit avant tout d’une crise quantitative,
31% jugent qu’elle est à la fois quantitative et qualitative
et 16% qualitative; 2% sont sans opinion. Quant aux causes de
cette situation, elles tiennent principalement à la crise de
la famille et à une trop rare prédisposition au sacrifice.
L’obligation du célibat et la crainte de la solitude figurent
aux deux dernières places d’une liste de treize causes possibles.
La crise sera surmontée d’ici quelques années
Par ailleurs, 62% des prêtres interrogés sont d’avis que
la crise sera surmontée d’ici quelques années, 30% ne le
croient pas, 8% ne s’avancent pas. La crise d’identité dont
souffrent les prêtres, à savoir le manque de confiance en
leur mission propre, apparaît comme la raison principale des
abandons. Il y a aussi la solitude: si 64% estiment que leurs
confrères en souffrent, 77% affirmemt ne pas être personnellement concernés.
Enfin 71% jugent la formation au sacerdoce "très bonne ou
bonne", 21% la trouvent "suffisante" et 8% l’estiment déficiente. Les lacunes concernent surtout l’enseignement, les
méthodes de formation et une attention insuffisante aux problèmes sociaux. Le sondage relève que dans le domaine de la
lecture, 8% seulement des prêtres italiens consultent régulièrement "L’Osservatore Romano", dont l’édition quotidienne
est pourtant publiée en langue italienne. (apic/cip/ba)