Italie: 500 pacifistes chrétiens se rendent en Bosnie (071292)
Ancona (Italie), 7décembre(APIC) 500 pacifistes italiens du mouvement
catholique "Beati i costruttori di pace", accompagnés par des personnes
d’autres pays, entameront mardi 8 décembre "une marche pour la paix" qui
les mèneront de Split à Sarajevo. Les manifestants entendent par là exiger
l’arrêt des hostilités entre les communautés de l’ex-Yougoslavie. Lundi déjà une marche aux flambeaux a réuni les participants - dont deux évêques dans les rues d’Ancona, d’où ils ont peu après embarqué pour Split sur la
côte de l’ex-Yougoslavie.
"Nous ne voulons pas abandonner à leur sort les populations qui souffrent de la guerre civile", a déclaré l’APIC un des membres de "Beati i costruttori di pace". Deux évêques italiens, Mgr Antonio Bello, évêque de
Molfetta, président de Pax Christi-Italie et Mgr Luigi Bettazzi, évêque
d’Ivrea, accompagnent ces pèlerins de la paix.
Le but de cette marche est de sensibiliser l’opinion internationale sur
le drame que vivent les populations meurtries par la guerre, mais surtout
de rencontrer la population assiégée de Sarjevo et les responsables des diverses communautés religieuses. "Nous voulons aller sur le front, à nos
risques et périls, pour dire que des chrétiens d’autres pays d’Europe n’acceptent pas cette guerre. Nous voulons aussi offrir modestement mais réellement notre contribution à une recherche de la paix dans l’ex-Yougoslavie".
Ce même mouvement avait déjà manifesté, lors de la guerre du Golfe, sa
réprobation de l’utilisation de la force armée pour résoudre des conflits
politiques.
L’idée de la marche sur Sarajevo est née lors d’une rencontre du Mouvement "Beati i costruttori di Pace", tenue en août dernier à l’occasion de
l’anniversaire de l’utilisation de la bombe atomique sur les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki. Interpellés par la guerre dans l’ exYougoslavie, ils ont lancé cette initiative de marche en souhaitant qu’elle
prenne un caractère international. Ils ont aussi averti Jean Paul II, le
secrétaire général des Nations Unies, Boutros Ghali, la Commisssion "Justice et Paix" du Vatican, et le président de la République italienne Oscar
Luigi Scalfaro, du sens qu’ils entendent donner à leur initiative de paix.
(apic/adista/ba)