Rome, 10mars(APIC) Au moins 10% des 95’000 églises d’Italie souffrent de
sous-utilisation et de problèmes d’entretien. C’est ce qu’a relevé en fin
de semaine lors d’un congrès à Pérouse, Mgr Pietro Garlato, président de la
Commission des biens culturels et architecturaux de la Conférence épiscopale italienne.
"Il faut faire tout son possible pour que les communautées religieuse et
civile protègent et récupèrent les structures des lieux sacrés et en promeuvent l’usage naturel. (...) Dans les cas extrêmes, on pourra vendre des
édifices, mais moyennant des obligations très strictes concernant le choix
des acquéreurs et l’usage après achat". Mgr Garlato a rappelé que l’usage
d’églises comme halles de gymnastique, de boxe ou de basket, ou encore comme salles pour des défilés de mode - comme cela s’est vu à Venise et ailleurs - n’était pas convenable.
Autre problème: le transfert de l’Etat ou des collectivités publiques
aux paroisses de plusieurs édifices de culte dont la valeur historique et
artistique est souvent considérable. Ce transfert se fait non seulement
sans compensation financière - alors que l’Etat est déchargé des frais
d’entretien - mais encore sans inventaire des trésors artistiques que ces
églises contiennent. Ce transfert est réglé par le concordat de 1984 entre
l’Etat italien et l’Eglise. (apic/cip/mp)