Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    convoqué par le patriarche oecuménique

    Istanbul: Sommet orthodoxe extraordinaire (180292)

    L’unité orthodoxe au centre des débats

    Genève, 18 février(APIC) Les primats de toutes les Eglises orthodoxes autocéphales et autonomes se réuniront à la mi-mars au Phanar à Istanbul,

    siège du Patriarcat oecuménique, afin de témoigner de l’unité orthodoxe, un

    problème critique dans certaines régions où s’affrontent des juridictions

    parallèles, comme en Russie ou en Grèce. Les difficultés rencontrées dans

    le dialogue avec l’Eglise catholique, en raison du problème uniate, seront

    également discutées.

    Le point culminant de la rencontre sera la liturgie eucharistique qui

    marquera la fête annuelle de l’orthodoxie, célébrée le premier dimanche du

    Carême (cette année le 15 mars).

    La présence des quatorze primats à la réunion, convoquée par le patriarche oecuménique Bartholomée, est sans précédent, a remarqué le Père Georges

    Tsetsis, représentant permanent du Patriarcat oecuménique auprès du Conseil

    Oecuménique des Eglises (COE) à Genève. Des émissaires du patriarche Bartholomée, intronisé en novembre dernier, ont visité ces derniers mois toutes les Eglises orthodoxes pour transmettre l’invivation et réunir le matériel destiné à l’ordre du jour de cette rencontre au sommet.

    Le problème uniate n’est pas au centre de la rencontre

    G. Tsetsis a écarté et qualifié de "fausse impression" les rumeurs qui

    ont couru dans certains milieux, selon lesquelles cette réunion extraordinaire avait été convoquée en vue de traiter exclusivement du problème des

    tensions entre orthodoxes et catholiques romains en Europe orientale et

    centrale. Le P. Tsetsis reconnaît cependant que certains points de litige,

    notamment le problème uniate, c’est-à-dire des Eglises catholiques de rite

    oriental, "seront certainement discutés". Par ailleurs, la réunion de mars

    n’abordera pas des points qui figurent déjà à l’ordre du jour du prochain

    Grand Concile de l’Eglise orthodoxe.

    L’unité interne de l’orthodoxie est un problème critique dans certaines

    régions, observe G. Tsetsis. Même si la division entre l’Eglise orthodoxe

    serbe à Belgrade et une juridiction dissidente aux Etats-Unis vient d’être

    résolue, d’autres problèmes demeurent: des divergences existent sur la revendication d’autocéphalie en Macédoine et en Ukraine, et sur la présence

    de "juridictions parallèles", par ex. en Grèce ou en Russie (notamment avec

    l’érection sur territoire russe de paroisses de l’Eglise russe "hors-frontières").

    Avec la chute du régime communiste, l’Eglise orthodoxe russe "hors-frontières" - fondée en 1922 à Karlovci, en Serbie, et plus tard déplacée à

    Jordanville (New York) - est retournée en Russie où elle a cherché à établir ses propres diocèses parallèlement à ceux du Patriarcat de Moscou.

    Cette Eglise venue de la diaspora affirme que c’est elle seule qui a maintenu l’identité de l’Eglise russe durant la période post-révolutionnaire.

    En Grèce, la dissidence des "vieux-calendaristes"

    En Grèce, de façon similaire, ceux qu’on appelle les "vieux-calendaristes" déclarent avoir 700’000 adhérents. Ils prétendent que ce sont eux, et

    non pas l’Eglise de Grèce, qui sont restés fidèles à l’orthodoxie depuis

    1923, date à laquelle l’Eglise de Grèce, comme le Patriarcat oecuménique et

    d’autres Eglises orthodoxes, ont adopté le calendrier grégorien. Le groupe

    dissident qualifie ce calendrier d’invention occidentale, liée au mouvement

    oecuménique. Les "vieux-calendaristes" - eux-mêmes divisés en trois ou quatre groupes -, comptent un certain nombre de fidèles parmi les communautés

    d’immigrants grecs aux Etats-Unis, en Allemagne, en Australie et à Chypre.

    Comme on le voit, le problème de l’unité au sein de l’orthodoxie n’est

    certes pas facile à résoudre.

    Reprise du dialogue catholique-orthodoxe les 2 et 3 mars à Genève

    Quant aux relations difficiles en ce moment avec l’Eglise catholique,

    notons que les conversations bilatérales entre l’Eglise orthodoxe russe et

    l’Eglise catholique romaine - interrompues en raison du conflit sur

    "l’uniatisme" et des accusations portées contre le Vatican de faire du

    "prosélytisme" en Russie - devraient reprendre à Genève les 2 et 3 mars.

    D’autre part, la Commission internationale mixte de dialogue théologique

    entre les Eglises orthodoxes et l’Eglise catholique romaine se réunira en

    juin prochain au Liban. Dans une déclaration faite lors de sa dernière session en juin 1990, la Commission mixte déclarait que la question uniate est

    "un problème urgent qu’il faut traiter en priorité avant tout autre point

    prévu dans le dialogue". Elle a rejeté "l’uniatisme" comme méthode d’unité

    et reconnu que les Eglises uniates existantes présentent certains "points

    concrets de friction" qui doivent être réglés. (apic/spi/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus