Istanbul: prochaine session de la commission (040693)
Istanbul, 4juin(APIC) La 7e session de la commission mixte pour le dialogue théologique entre l’Eglise catholique et l’Eglise orthodoxe devrait se
tenir du 17 au 24 juin prochain dans les locaux du monastère orthodoxe de
Balamand (Liban), apprend-on de source proche du patriarcat oecuménique de
Constantinople. Cette nouvelle session du dialogue catholique-orthodoxe serait précédée par une rencontre interorthodoxe qui se tiendrait à Rhodes
(Grèce) dans la première quinzaine de juin. Elle devrait analyser la situation des rapports avec l’Eglise catholique des différentes Eglises orthodoxes locales et dégager une position commune sur les modalités et les thèmes
du dialogue à poursuivre.
Plusieurs déclarations récentes laissent entendre que, pour les responsables des principales Eglises orthodoxes engagées dans le dialogue oecuménique, le thème de discussion prioritaire avec l’Eglise catholique est lié
aux problèmes de l’uniatisme et du "prosélytisme" romain dans les régions
de tradition orthodoxe en Europe de l’Est et au Proche-Orient. Dans une interview au quotidien grec "Ethnos", l’archevêque Seraphim d’Athènes, primat
de l’Eglise orthodoxe de Grèce, demandait que la question des uniates soit
à nouveau au centre du dialogue entre les deux Eglises. Le patriarche de
Moscou Alexis II, primat de l’Eglise orthodoxe russe, s’est lui aussi exprimé dans le même sens devant des correspondants italiens.
Déjà lors de la 4e session de la commission, en 1987, le problème de
l’uniatisme avait focalisé l’attention, les orthodoxes en faisant un préalable à toute discussion. Lors de la dernière réunion à Freising (Allemagne), en 1990, seules huit des treize Eglises orthodoxes qui participent à
cette commission avaient envoyé des délégués. Cette rencontre avait néanmoins abouti à la publication d’un document qui reconnaissait que l’uniatisme n’est pas un modèle pour l’unité. La session suivante qui devait déjà
se tenir à Balamand en juin 1992 avait été finalement ajournée après que
huit Eglises orthodoxes locales aient décidé de ne pas y participer, motivant leur refus par le climat hostile à l’Eglise romaine, qui se développait dans plusieurs d’entre elles et par la constatation qu’on ne pouvait
enregistrer aucun progrès dans les relations entre catholiques et orthodoxes au niveau local. (apic/sop/cb)