Istanbul: Dialogue entre catholiques et orthodoxes (120392)
Rome, 12 mars(APIC) Le Patriarche oecuménique de Constantinople Bartholomée Ier a souhaité "plus d’attention et de bonne volonté" de la part de Rome dans le dialogue entre catholiques et orthodoxes afin d’éviter "une
atmosphère négative et dommageable". A la veille du sommet des quatorze
primats orthodoxes qui s’ouvre en fin de semaine au Phanar, siège du Patriarcat oecuménique à Istanbul, le "premier parmi les égaux" dans l’épiscopat
de l’Eglise orthodoxe a néanmoins reconnu que les récentes discussions de
Genève entre le Patriarcat de Moscou et l’Eglise catholique ont été positives.
Le danger d’une rupture du dialogue entre Moscou et le Vatican "s’est
éloigné", a estimé le patriarche Bartholomée Ier, dans une interview parue
mercredi dans le quotidien italien catholique "Avvenire". Il a souligné à
cette occasion qu’il désirait la poursuite du dialogue oecuménique et des
relations fraternelles entre orthodoxes et catholiques. Il a qualifié de
"positives" les discussions de Genève les 2 et 3 mars derniers entre les
représentants du Vatican et le Patriarcat de Moscou. Des deux côtés, on a
visiblement recherché un compromis raisonnable dans la question des
tensions causées par la renaissance de l’Eglise catholique ukrainienne
(uniate). Il faut maintenant attendre l’attitude des autres Eglises
orthodoxes qui ont des problèmes avec les uniates, a expliqué le
patriarche.
Sommet des primats orthodoxes au Phanar
Le sommet des primats orthodoxes qui doit se tenir à Istanbul dès le 15
mars est pour Bartholomée Ier un événement unique qui a lieu pour la première fois et dans un moment critique pour l’orthodoxie, pour la chrétienté
et pour le monde entier. Le patriarche de Constantinople attend de la rencontre une contribution décisive pour le développement des relations fraternelles entre Eglises orthodoxes et entre chrétiens ainsi que pour la
paix dans le monde.
A propos de l’Eglise orthodoxe ukrainienne autocéphale, non reconnue par
le Patriarcat de Moscou, Mgr Bartholomée déclare: "Elle n’existe pas". La
séparation d’avec Moscou s’est faite "en dehors de toute règle canonique",
c’est pourquoi, conclut-il, cette Eglise soi-disant autocéphale n’est reconnue par personne. (apic/cic/mp)