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    Aux côtés de la population souffrant du bouclement des territoires

    Israël: Une paroisse catholique au cœur de la Bande de Gaza

    Jérusalem, 2 avril 2001 (APIC) Au cœur de la Bande de Gaza, dans le territoire occupé le plus densément peuplé et dont l’économie est asphyxiée par la fermeture des frontières par Israël, une petite communauté catholique de 500 fidèles. C’est la paroisse de la Sainte Famille, avec son curé, le Père Manuel Musallam, et deux communautés religieuses qui travaillent dans des œuvres de solidarité.

    L’école paroissiale accueille des enfants catholiques, orthodoxes et musulmans, sous la direction des Sœurs du Saint Rosaire, un Ordre palestinien, auquel Yassser Arafat a demandé d’ouvrir une deuxième école dans une autre partie de Gaza. Les Sœurs de Mère Teresa de Calcutta, les Missionnaires de la Charité, elles, s’occupent, dans une de leurs maisons, d’enfants handicapés mentaux, et, dans une maison de la paroisse de la Sainte Famille, de personnes âgées.

    Les activités de la paroisse de la Sainte Famille sont en prise directe avec les difficultés sociales écrit Soeur Mary, rapporte "Olive Branch from Jerusalem" du Père Raed Abusahlia. En bouclant la Bande de Gaza, dès septembre, Israël a aggravé le chômage dans cette zone en empêchant les Palestiniens de se rendre dans l’Etat d’Israël. A présent, Israël importe des "travailleurs hôtes" pour effectuer les tâches que les Israéliens refusent de faire. Ils viennent de Roumanie, des Philippines et de tout autre pays, rapporte Sœur Mary, pour maintenir les Palestiniens éloignés de leur emploi.

    Le revenu moyen dans la Bande de Gaza a diminué de moitié depuis septembre 2000. Il n’est plus que de 850 dollars, contre 1’700 dollars auparavant. Les 500’000 personnes qui vivent dans la Bande de Gaza doivent survivre avec 2,10 dollars par jour. En dessous du seuil de pauvreté, déclare Soeur Mary. "Nous avons construit un parc de jeux dans un camp de réfugiés, projet préparé et réalisé par la Pontifical Mission Catholic Near-East Welfare Association. C’est le seul et unique bel endroit dans ce territoire, même s’il n’a pas encore été ouvert officiellement. (apic/cip/fs/mjp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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