Israël : Les troubles n’arrêtent (170388)
Fribourg, 17mars(APIC) Cela fait déjà cent jours que des troubles ensanglantent la Cisjordanie et la bande de Gaza sans que cela semble dissuader les pèlerins de se rendre en Terre Sainte. De leur côté, les agences de
voyage suisses organisant des pèlerinages bibliques ne pensent pas renoncer
à leur programme dans un proche avenir.
Tant l’agence de voyage du mouvement chrétien-social "Orbis" de St-Gall,
que M. Maurice Quartenoud, de PBR, les Pèlerinages Bibliques de Suisse romande, restent optimistes face à la situation. Pour l’instant la demande
reste élevée. Elle provient essentiellement des groupes de paroisses. Jusqu’en 1991, il ne devrait pas y avoir de problème. En revanche, on enregistre une baisse des demandes individuelles. Cette dernière est dûe indéniablement à la crainte que provoquent les troubles. Toutefois, les rares
personnes qui annulent leur réservation semblent le faire pour des raisons
de santé, affirme Maurice Quartenoud.
En fait, il n’y a pas de raison de dissuader les gens de se rendre en
Israël, relève le responsable de PBR. En effet, "les troubles se passent
dans des endroits clairement situés : la bande de Gaza ou nous n’allons jamais du fait qu’elle ne présente aucun intérêt biblique et des villes cisjordaniennes comme Naplouse ou nous n’allons pas non plus . Le seul endroit
auquel nous avons dû renoncer, c’est Hébron, qui a toujours été un point
chaud." Depuis le début de l’année, aucun problème n’est survenu. Cependant, selon les pères franciscains de Terre Sainte, le seul élément négatif
retenu est la fermeture des magasins qui ennuie les touristes. PBR est en
relation constante avec Israël, avec ses guides (qui sont des arabes
chrétiens) qui connaissent fort bien la situation, avec les compagnies de
cars et de guides locaux. Si un événement de nature à empêcher un départ
survenait, PBR en serait averti sur le champ, déclare Maurice Quartenoud,
"et nous annulerions nos pèlerinages".
Au reste, un groupe de Tessinois, en pèlerinage en février dernier, a dû
à deux reprises faire demi-tour devant des barrages de police ou de soldats. Peut-être s’était-il aventuré en direction de points chauds tels que
la ville de Naplouse. En général, on peut circuler, selon Mgr Corecco, qui
accompagnait ce groupe, la situation est certes grave, mais il n’y a aucune
raison de dissuader les gens à partir en pèlerinage en Terre Sainte.
(apic/bcy)