Jerusalem, 26juillet(APIC) La commission "Justice et Paix" des évêques
catholiques en Terre Sainte craint une agravation dramatique du conflit israelo-arabe, s’il a avait encore une stagnation du dialogue de paix au Proche-Orient. Le non-succès des dernières négociations à provoqué chez beaucoup de Palestiniens "une mise en question dans bien de domaines", a affirmé le président de la commission, Frans Bouwen, lundi à l’agence de presse
catholique (KNA) à Jérusalem.
Depuis le barrage des terrains occupés par les Israélites, début avril,
la situation sociale et économique des gens est devenu "impossible", ce qui
se répercute aussi sensiblement sur le respect porté à la délégation palestinienne, déclare le président de "Justice et Paix" en Terre Sainte. Il
estime que cela puisse amener à une méprise des partenaires de dialogue palestiniens, qui pourrait devenir très dangereuse pour l’avenir. Même après
l’expulsion par les Israélites d’environ 400 activistes islamiques supposés, les délégués ont continué leurs négociations, sans rien obtenir pour
eux. "Maintenant, les gens abandonnent", a souligné Frans Bouwen. Déjà des
Palestiniens refusent le dialogue de paix ou alors hésitent face au succès
espéré. La question se pose, si la délégation est encore "soutenue par la
majorité du peuple".
Ce développement est aussi "un problème" pour l’Organisation palestinienne de libération (PLO), a expliqué le président. Le mouvement radicale
Hamas et les adversaires officiels du processus de paix gagnent toujours
davantage en influence. Si les dialogues montraient enfin des résultats,
Hamas perdrait tout de suite en influence. Frans Bouwen a critiqué la manière de faire reculante des Israélites, "comme s’il n’y avait pas de négociations". Le barrage des terrains a aussi provoqué une augmentation sensible du chômage. Les problèmes sociales se sont agravés. Jérusalem et l’environnement proche est moins touché par les heurts violents que les centres
du mouvement palestinien. La région du Gaza est spécialement exposée. Frans
Bouwen déclare que même dans les paroisses chrétiennes les gens ont "ici et
là davantage peur". (apic/kna/cb)