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    Accusé d’avoir obtenu son statut frauduleusement

    Israël: Expulsion d’un immigrant ukrainien juif... parce qu’il s’est déclaré chrétien

    Jérusalem, 17 décembre 1998 (APIC) La Cour Suprême israélienne a donné l’ordre au Ministère de l’Intérieur de surseoir à la déportation d’un immigrant ukrainien juif, qui devrait être expulsé du pays... parce qu’il s’était déclaré chrétien lors de son arrivée en Israël en 1994. Il ne pourra être expulsé avant que sa cause n’ait été traitée en justice selon les règles.

    Selon le quotidien "The Jerusalem Post" du 17 décembre, André Malish, né de mère juive et de père chrétien, a reçu un certificat d’immigration à l’aéroport lors de son arrivée en Israël en 1994. Trois mois plus tard, on lui a demandé de remplir les formulaires au Ministère des Affaires étrangères. C’est là qu’il a noté sous religion: "chrétien".

    Après avoir vécu deux ans et demi comme immigrant, mais sans carte d’identité, il a été recruté et a fait son service militaire de base, à la satisfaction de ses supérieurs. On lui a demandé de compléter sa demande de citoyenneté parce qu’il voulait rejoindre les rangs d’une unité d’élite de l’armée. C’est alors que le Ministère de l’Intérieur lui a signifié qu’il ne pouvait devenir citoyen israélien parce qu’il était chrétien et qu’on allait lui retirer son statut d’immigrant parce qu’il l’avait obtenu de manière frauduleuse.

    Une immigrée russe accusée d’être "néo-nazie" et pas juive... après 8 ans en Israël

    Dans un autre cas, la Cour Suprême a également accordé l’effet suspensif à la déportation d’une femme immigrée originaire d’Union soviétique arrivée en Israël en 1990. Elle avait reçu la citoyenneté israélienne en vertu de la Loi du Retour, parce que son père était juif. En février dernier, elle s’est rendue au contrôle des habitants de Holon pour changer son adresse sur sa carte d’identité.

    Un employé lui a alors déclaré que sa carte d’identité avait été confisquée parce qu’elle était membre du "parti néo-nazi" russe "Pamyat", et pas juive. On a refusé de l’entendre et on ne lui a pas rendu sa carte, malgré plusieurs demandes. Elle affirme qu’elle se considère elle-même juive et n’a jamais fait partie ni de "Pamyat" ni d’un quelconque parti néo-nazi.

    Selon l’Association pour les Droits Civils en Israël (ACRI), les deux cas précités ont vu leur statut révoqué sans aucune explication et sans qu’ils aient reçu l’autorisation de présenter leur cause. L’ACRI dénonce le fait que les deux personnes n’aient pas bénéficié du droit à être entendues. (apic/jpost/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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