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    Responsable pour l’attribution des visas aux religieux chrétiens

    Israël: Ehoud Olmert veut recréer le Ministère des Affaires religieuses démantelé en 2003

    Jérusalem, 3 janvier 2008 (Apic) Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert veut recréer le Ministère des Affaires religieuses démantelé en 2003. Il a décidé de transférer le contrôle des Affaires religieuses au député du parti Shas Itzhak Cohen. Il va ainsi recréer un ministère supprimé il y a quatre ans dans le but de le "dépolitiser". C’était une importante source de corruption.

    A l’époque, le Parti national religieux (PNR) et le parti Shinoui s’étaient mis d’accord pour démanteler le ministère des Affaires religieuses dans le but de "dépolitiser ses services". Le PNR ou le Shas contrôlaient traditionnellement ce ministère, qui utilisait son budget pour procurer des emplois à leurs affidés. La juridiction sur les Affaires religieuses avait été transférée au bureau du Premier ministre et est actuellement confiée au ministre sans portefeuille en charge des Conseils religieux, Itzhak Cohen.

    Alors que le porte-parole du bureau du Premier ministre affirmait qu’il ne s’agissait que d’un changement "purement technique" et qu’il n’y aurait aucun changement dans le budget et dans le personnel, des voix se sont fait entendre pour mettre en garde contre la corruption qui pourrait en résulter. Itzhak Cohen risque d’en profiter pour accroître l’influence du Shas lors des prochaines élections. Il va aussi essayer de favoriser les sympathisants du Shas dans les conseils religieux à travers tout le pays, a expliqué une source du Ministère cité par le Jérusalem Post du jeudi 3 janvier.

    Le Ministère est compétent pour la nomination des rabbins et des juges rabbiniques, pour l’érection de synagogues et de bains rituels ou pour la surveillance des sociétés chargées de l’ensevelissement. Il est également responsable pour l’attribution des visas aux religieux chrétiens, par le biais de sa section chrétienne. Cette section règle les questions fiscales concernant les Eglises et recommande au Ministère de l’Intérieur les personnalités religieuses susceptibles de recevoir un permis de séjour.

    Une politique de visas restrictive menace la présence des religieux chrétiens

    La question des restrictions de visas pour les prêtres, religieux et religieuses, séminaristes et étudiants en provenance des pays voisins - même pour ceux qui résident dans les territoires palestiniens occupés et à Jérusalem - est l’un des points de friction entre le Vatican et l’Etat d’Israël.

    Les dispositions de l’Accord fondamental qu’Israël a conclu avec le Saint-Siège le 30 décembre 1993 prévoient de reconnaître à l’Eglise le droit d’exercer ses activités religieuses, éducatives et caritatives en Terre sainte et d’y disposer du personnel nécessaire. Mais cet Accord, après 14 ans et d’âpres négociations (!), n’a pas encore trouvé de concrétisation dans la législation israélienne, qui devrait être adoptée par la Knesset, le parlement.

    Etant donné la politique de visas à entrée unique ou de non renouvellement de visas pour les religieux et les religieuses, certains d’entre eux, qui résident depuis de longues années en Israël ou dans les Territoires palestiniens occupés, se trouvent en situation irrégulière. D’autres ne peuvent plus sortir, de peur de ne pouvoir rentrer. Le Patriarcat latin de Jérusalem craint que d’ici l’été, il ne pourra plus disposer de suffisamment de personnel si l’Etat d’Israël met en oeuvre ses nouvelles dispositions restrictives. (apic/jp/com/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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