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    Territoires: familles séparées par une politique discriminatoire

    Israël: Amnesty Internationale dénonce la loi sur la citoyenneté

    Londres, 13 juillet 2004 (Apic) Israël est à nouveau montré du doigt par Amnesty International (AI) Qui accuse ce pays de séparer des familles par une politique discriminatoire dans les Territoires occupés

    La Loi relative à la citoyenneté et à l’entrée en Israël empêche en effet les Israéliens mariés à des Palestiniens des Territoires occupés de vivre en Israël avec leur conjoint. Dans un rapport publié en ce début de semaine à Londres, AI appelle Israël à abroger cette loi sur le regroupement familial, qui doit être renouvelée à la fin de ce mois. Cette loi, assure AI, est discriminatoire à l’égard des Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza ainsi que des Arabes israéliens et des résidents de Jérusalem avec lesquels ils sont mariés.

    "Alors que nous sommes mariés depuis quatorze ans, mon mari et père de mes enfants n’a pas le droit de dormir dans notre maison, il n’a pas le droit d’embrasser ses filles avant qu’elles ne s’endorment, il n’a pas le droit d’être à côté d’elles si elles sont malades la nuit [...] Quelle est la logique qui contraint des familles à subir cet enfer tous les jours, année après année ?", témoigne Terry Bullata, trente-huit ans, directrice d’école à Jérusalem.

    Contraire au droit international

    La Loi relative à la citoyenneté et à l’entrée en Israël institutionnalise une discrimination raciale contraire au droit international humanitaire et relatif aux droits humains. Les conjoints de milliers d’Arabes israéliens et de résidents de Jérusalem privés du droit au regroupement familial n’ont d’autre possibilité que de vivre illégalement avec leur famille, dans la crainte permanente d’être expulsés, ou de quitter le pays avec toute leur famille.

    Le gouvernement israélien justifie l’interdiction du regroupement familial en invoquant des raisons de "sécurité" et il fait valoir que la loi vise à réduire la menace potentielle d’attaques menées par des Palestiniens en Israël. Toutefois, des ministres et responsables israéliens présentent régulièrement les Arabes israéliens comme une "menace démographique" et une menace pour le caractère juif de l’Etat. Ceci laisse à penser, aux yeux d’AI, que la loi s’inscrit dans le cadre d’une politique menée de longue date et visant à réduire le nombre de Palestiniens autorisés à vivre en Israël et à Jérusalem-Est. (apic/com/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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