Irak: Saddam Hussein remercie le Vatican (260193)
Bagdad/Rome, 26janvier(APIC) Dans un message personnel transmis par l’ambassadeur d’Irak auprès du Saint-Siège, Saddam Hussein "remercie le Vatican
pour l’intervention et la sollicitude du Saint-Siège à l’égard de l’Irak".
Le bref message du leader irakien fait allusion au discours prononcé le 16
janvier par le pape devant le Corps diplomatique ainsi qu’à l’intervention
du pro-nonce à Bagdad en faveur de la levée de l’embargo.
Dans son discours au Corps diplomatique, Jean Paul II avait publiquement
"demandé l’attention pour le peuple souffrant de l’Irak", en mettant l’accent sur les conséquences à long terme de la guerre dans le Golfe pour la
population civile irakienne.
C’est aussi la population civile qui est au centre des préoccupations du
pro-nonce à Bagdad, Mgr Marian Oles, qui vient en effet de se prononcer en
faveur d’une levée de l’embargo économique imposé par les Nations Unies au
moment du conflit. Dans une interview accordée au "Corriere della Sera", de
Milan, Mgr Oles explique sa position et appelle de ses voeux "de nouvelles
initiatives en ce sens de la part du président Clinton". Le pro-nonce rappelle en outre que "les conflits entre les Etats ne peuvent trouver de solutions quand l’un d’entre eux veut imposer son point de vue par la violence".
L’intervention du pape et la demande du pro-nonce ne sont pas du goût de
l’opposition irakienne. Celle-ci, par ses porte-parole à Londres, a réagi
en envoyant une lettre à Mgr Jean-Louis Tauran, chargé des relations du
Saint-Siège avec les Etats, pour exprimer sa préoccupation "devant les récents contacts entre le Vatican et la dictature irakienne".
L’opposition fait allusion à l’entretien que l’ambassadeur d’Irak auprès
du Saint-Siège a eu le 19 janvier avec Mgr Tauran. Reçu pour la seconde
fois au Vatican à sa demande, Wissam Chawkat Al-Zahawi avait demandé que la
Secrétairerie d’Etat intervienne auprès du Secrétaire général de l’ONU afin
de s’employer à "favoriser le dialogue entre les parties intéressées et la
cessation des activités militaires". Le Saint-Siège, qui se refuse à jouer
les médiateurs dans ce conflit du Golfe, a cependant accepté la requête.
(apic/cip/pr)