Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Après l’échec de la rencontre de Genève, amertume et prières

    Irak: Les chrétiens de Bagdad dans la tourmente (110191)

    Bagdad, 11janvier(APIC) Au lendemain de l’échec de la rencontre de Genève

    entre Tarek Aziz et James Baker, les chrétiens de Bagdad vivent - "comme le

    reste de la population" - dans la peur de la guerre et demandent aux chrétiens d’Occident de prier encore plus intensément pour la paix. Mais, dans

    une interview accordée vendredi à l’agence APIC, un religieux catholique de

    Bagdad a déclaré attendre plutôt l’intervention divine : "En effet, qu’ont

    fait les chrétiens occidentaux pour le Liban... le Liban est tombé, tout le

    monde chrétien parlait, mais dans les faits, les chrétiens libanais sont

    perdus!"

    "Il y a sûrement de l’amertume chez les chrétiens ici, mais il semble

    que ce soit maintenant très tard, et c’est le ciel seul qui peut nous aider", affirme un prêtre de Bagdad qui préfère garder l’anonymat. Il serait

    souhaitable que le pape Jean Paul II prenne encore d’autres initiatives,

    "mais est-ce que l’on fait ce qu’il veut et ce qu’il dit ?". Le pape Jean

    Paul II n’avait-il pas en effet déclaré le jour de Noël que "la guerre est

    une aventure sans retour" ?. Quant à l’état d’esprit de la communauté chrétienne d’Irak - un demi-million de fidèles de diverses confessions et rites

    - "comme toute la population, elle se sent menacée par la guerre". Après la

    dernière journée nationale de prières et de jeûne pour la paix qui a eu

    lieu le 5 janvier dans tout le pays (à Bagdad, Mossoul, Basra, Ninive,

    Kirkouk, etc.), "on prie tous les jours".

    Quant au chef de l’Eglise chaldéenne catholique, le patriarche Raphaël I

    Bidawid, il a ordonné 7 nouveaux prêtres vendredi matin, et devrait entreprendre ces prochains jours une tournée internationale pour expliquer la

    situation de son pays. Depuis le début de la guerre entre l’Irak et l’Iran,

    il y a dix ans, la communauté chrétienne d’Irak a subi une vague d’émigration vers le Canada, les Etats-Unis, l’Australie et l’Europe, mais aujourd’hui les frontières sont fermées. Et, comme l’a précisé un prêtre de

    Mossoul, "qu’il y ait la guerre, qu’il y ait la paix, nous sommes solidaires de notre peuple, et nous ne faisons pas de distinction entre confessions religieuses!" (apic/be)

    Encadré

    Présents depuis les débuts de la chrétienté dans cette région, les chrétiens - aux trois-quarts catholiques, de divers rites - sont certes minoritaires en Irak (3,5 % d’une population de 17 millions d’habitants), mais

    leur rôle n’est pas négligeable. Tarek Aziz n’appartient-il pas lui-même à

    la communauté catholique de Mossoul ? Dans un pays à très forte majorité

    islamique (sunnite et chiite), il est intéressant de noter que le ministre

    des Affaires étrangères est un catholique, et que de nombreux gardes du

    corps ainsi que les serviteurs de Saddam Hussein sont chrétiens. Selon diverses sources, si les Eglises chrétiennes en tant que telles ne sont pas

    persécutées en Irak, elles ont la marge de manoeuvre que leur laisse un

    Etat à parti unique qui est loin d’être tendre avec ses adversaires.

    (apic/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus