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    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    Procédure à suivre pour reconnaître qu’un fait est réel, authentique, du

    Interview de Mgr Léonard, évêque de Namur

    point de vue de l’Eglise. La procédure, à l’époque de Beauraing, et aujourd’hui pour des cas semblables qui pourraient survenir?

    La procédure aujourd’hui serait sensiblement la même qu’à l’époque. La

    procésure habituelle, pour l’essentiel, consiste à nommer une commission

    d’enquête composée d’experts dans les divers domaines concernés - théologique, psychologie, médical - pour vérifier l’authenticité des faits. Et cela

    à plusieurs niveaux. Il s’agit d’abord de voir qu’elle est la fiabilité des

    témoins sur le plan humain, psychologique, sprirituel, médical. Il s’agit

    de voir si le message véhiculé correspond à la révélation, à l’écriture et

    à la tradition de l’Eglise. Il s’agit de voir quels sont les fruits portés

    chez les témoins et dans le lieu des apparitions. Une série d’indices convergents qui sont indispensables pour pouvoie reconnaître la réalité surnaturelle des faits. Une enquête qui prend généralement plusieurs années pour

    aboutir à des conclusions formelles.

    Dans le cas de Beauraing, sur quoi s’est on basé à l’époque pour affirmer et reconnaître qu’il s’agissait bien d’un fait authentique?

    Un des multiples éléments qui a joué est certainement léa qualité du

    message, qui paraissait vraiment dans le droit fil de léa révélation biblique; la vérité des témoins. Une chose qui a beaucoup impressioné, je pense,

    les personnes qui ont assisté aux événements, qui les ont même contrôlé,

    c’est que les témoins étaient cinq. Et après quelques jours on les a séparé

    dans la foule qui assistait. Ce qui frappait beaucoup, c’était la manière

    dont au même instant ils réagissaient à l’apparition. Leur ton de voix

    changeait, devenait suraïgue. Ils tombaient sans se faire mal, littérallement projeté sur le sol avec un bruit qui effrayait parfois les gens... du

    choc de leurs genoux sur le pavé. En dépit du fait qu’ils étaient séparés... la concordance de leurs témoignages. On essayait de les mettre en

    contradiction. Mais leurs témoignages étaient toujours parfaitement concordant. Puis à une époque comme la notre, au moment même des apparitions,

    soumis à des examens médicaux, des tests... etc. L’Eglise est très prudente. Et elle se doit de l’être. Une chose intéressante aussi, il y a eu des

    jours où il n’y a pas eu d’apparition. Il y a eu quelque fois où Marie

    n’est pas apparue immédiatement à tous les cinq, mais par exemple à quatre.

    Et le cinquième n’avait pas d’apparition, même si comme les autres il se

    mettait à genou, normalement, si je puis dire. Lentement, comme le fait

    normalement n’importe qu’elle autre personne. Il y a eu beaucoup d’indices

    extrêmement probants, qui ont amené, en même temps à la pruidence, mais finalement courageux à reconnaître la réalité des faits de Beauraing. Cela a

    été fait par l’un de mes prédécesseur, Mgr André-Marie Charue. Qui a d’abord reconnu le culte en 1943, puis qui a reconnu l’authenticité surnaturelle des apparitions en 1949, donc 16 ans après les événements.

    Pour le diocèse, l’importance des ces apparitions? Et l’importance du

    lieu de pèlerinage?

    C’est une très grande grâce pour le diocèse. Et de se dire que Marie a

    visité notre diocèse. CV’est certainement impressionnant. Et Beauraing est

    effectivement devenu, pour le diocèse, un lieu privilégié de rassemblement.

    Combien de rassemblement, de prêtres, de laïcs, de religieux et de religieuses, ne se font pas à Beauraing. Et Beauraing a l’avantage d’être situé

    pour nous à peu près au milieu du diocèse, presque à la frontière des deux

    provinces qui composent le diocèse. C’est un lieu de rassemblement qui convient à peu près pour toute la population du diocèse. C’est un lieu très

    fréquenté, mais dans le cadre d’un petit pays. Il se peut qu la Belgique

    manque parfois un petit peu de fierté. Nous sommes habitué de considérer

    comme un petit pays, et à ne pas trop faire valoir ce qui se produit chez

    nous. Tandis que ce qui se passe en France, en Allemagne, en Italie ou en

    Grande-Bretagne, nous le considérons a priori comme étant de très grande

    importance. Un peu modeste sur le bords.... Beauraing est connu, fréquenté,

    mais peut-être n’avons nous pas fait assez pour le faire connaître à

    l’étranger. Il y a des pèlerinages internationaux, mais de proportions modestes.

    Commémoration de ce 60e?

    Samedi durant la nuit, les gens se sont relayés pour prier dans la chapelle. Dimanche, on commence par une célébration mariale à 10h30; à midi,

    la messe du premier dimanche de l’Avent, célébrée par Mgr Léonard. 14 heures, une première récitation du chapelet, 15 h. vêpres, 16 heures messes

    solennelles des apparitions, présidée par le cardinal Danneels, et à laquelle participent plus de 100 prêtres, plus Mgr Léonard, puis un temps

    d’adoration, plus ensuite la procession, puis le chapelet, à 18h30, récité

    par les témoins, depuis le lieu des apparitions. Les apparitions, toujours

    aux environs de 18h30, généralement du moins. Et c’est à cette heure là,

    hiver comme été, que se récite de cet endroit le chapelet. Tout au long de

    cette annmée, les célébrations ont commencé. Nous avons voulu, pour ce 60e,

    relancer certaines chjoses qui existent déjà, mais en leur donnant plus

    d’ampleur. Pendant toute la bonne saison, il y a des malades, des infirmes,

    personnes âgées, qui viennent passer deux à$ trois jours à Beauraing, et

    qui sont bien encadrés. Un temps de retraite et de fraternité. Plus la marche des jeunes, vers la fin du mois d’avril.

    Des pèlerins se rendent à pied de tel ou tel autre endroit du pays.

    Accorde-t-on aujourd’hui suffisamment d’attention et d’imporetance, dans

    l’Eglise, aux apparitions de Beauraing et au mesage laissé?

    Je répond a priori non. On est toujours trop court par rapport au don de

    Dieu. Pour moi, la grâce de Beauraing est encore inexplorée. Il y a toujours à découvrir. Le message de Beauraing est je trouve extrêmement beau.

    C’est peut-être parmi les grandes apparitions depuis 150 ans, l’apparition

    où Marie à le plus révélé les grands titres que l’Eglise lui a reconnu. "Je

    suis la Vierge immaculée". "Je suis la Mère de Dioeu, Je suis la Reine des

    cieux": L’essentiel de la théologie mariale, qu’elle a voulu rappeler. Et

    avec au centre la révélation de son Coeur personnel, de la personne vivante

    de Marie, dcont le coeur dépend de la miséricorde de Dieu. Et puis un appel

    pressant à la conversionb et avec une promesse formelle "Je convertirai les

    pêcheurs". Unappel qui passe par notre engagment, notre liberté, d’où

    prier, prier beeaucoup. prier toujours, qu’on vienne ici en pèlerinage. Et

    les deux questions finales, le tropis janvier: "Aimez-vous mon fils? M’aimez-vous? Sacrifiez-vous pour moi. Une provocation à la conversion. les apparitions, notamment celkles de Beauraing, elles sont à prendre au sérieux.

    Bien sûr, elles ne sont jamais asrticle de foi; elles appartiennent au domaine de ce qu’on appelle les révélations privées, même si elles sont authentiufiée par l’Eglise. Mais si Marie nous fait la faveur de nous visiter, de soulever un coin du voile sur le monde de la gloire, le monde de la

    résurrection, et si cela a été reconnu par l’Eglise, je crois qu’il y a

    tout intérêt à se mettre à l’lécoute et à se laisser toucher par ce phénomène. Et je dois dire que le peuple chrétien est quand même assez sensible

    aux apparitions mariales. Certains intellectuels ou théologiens ont parfois

    un petit peu plus de mal à assimiler cela dans leur vision des choses, encore que nombre d’intellectuels et de théologiens qui se retrouvent très

    très bien dans les appartitions mariales- Mais le peuple chrétien, lui répond plus immédiatement.

    Frappé par la multitude des apparitions mariales depuis 150 ans. Pourquoi? Et quelle signification y voyez-vous?

    Il y a eu des apparitions mariales à toutes les époques. On en a des indices, même si évidemment il y a moins de documents pour les périodes

    éloignées. Mais il est vrai que celles qui se sont produites depuis 1830

    ont eur de par leur nature même et pas en raison des développements des médias, elles ont eu un retentissement universel. C’est un fait, qui est évoqué par Jean Paul II lui-même dans son document "rédepteoris maters+" sur

    la Saint Vierge. Ce fait que depuis 150 ans il y a eu des apparitions mariales a grands retentissement universel, c’est un fait qui à mes yeux signifie qu’il y a une urgence spirituelle particulière à notre époque. Et si

    ces apparitions se sont produites majoritairement jusqu’ici en Europe, ce

    n’est pas que l’Europe aurait une sorte de privilège, mais c’est peut-être

    parce que l’Europe a été depuis 2 à 3 siècles le berceau de l’athéisme

    théorique et pratique qui a touché une grande partie de l’humanité. Et

    c’est peut-être - c’est du moibns ce que je pense personnellement - la raison pour laquelle l’appel à la conversion et le rappel des grandes vérités

    de la foi s’est fait particulièrement insistant depuis 150 ans et ici en

    particulier, dans nos pays d’Europe. Ily a là une sorte d’accélération qui

    peut-être corrrespond à une certaine accélération dans l’enfoncement de nos

    pays dans un athéisme théorique et pratique. Cela doit être pris au sérieux. Non dans un esprit de catastrophe ou dans un esprit de pessimisme, mais

    avec réalisme. Est-ce que les apparitions mariales ne sont pas un témoigne

    par lequel le Seigneur se tient à la porte et frappe pour se faire entendre.

    Les appartitions ne sont en aucune manière l’objet central de la foi.

    Elle nes sont non plus l’objet nécessaire de la foi. Elles sont cependant

    une réalité à côté de laquelle il ne faut pas passer.

    Dans le sillage des apparitions, il y a eu des cas de guérison miraculeuse. Ce fut du reste un des éléments de l’enquête à l’époque.

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